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Inauguration d’un nouveau pôle scientifique à Lausanne


4.10.2018

 

Mercredi 3 octobre a eu lieu à Lausanne l’inauguration officielle du bâtiment AGORA qui abrite désormais le nouveau Pôle de recherche translationnelle sur le cancer.

 

La fondation ISREC, qui soutient la recherche sur le cancer en Suisse a financé cette nouvelle construction de 11’500m2 à hauteur de 80 millions de francs mais le projet résulte d’un partenariat avec le CHUV, les HUG, l’EPFL, les universités de Lausanne et de Genève et l’antenne lausannoise du Ludwig Institute for Cancer Research. Situé à deux pas du CHUV, ce centre pourra accueillir trois cents chercheurs et cliniciens issus de différentes disciplines médicales et scientifiques, mobilisés autour du patient pour créer de nouvelles thérapies.

Les trois niveaux de laboratoires sont déjà actifs

Les premiers occupants issus de ces institutions ont déjà pris leurs quartiers dans les trois niveaux de laboratoires, aménagés en open space. Les médecins côtoieront les biologistes, les généticiens, les immunologistes, les bioingénieurs et les bioinformaticiens en vue de développer ensemble de nouvelles thérapies. « Formulé en 1964, le rêve d’Henri Isliker, fondateur de l’ISREC, se réalise aujourd’hui : créer au cœur de la cité hospitalière un pôle de recherche multidisciplinaire, réunissant chercheurs et cliniciens, afin d’accélérer le transfert de la recherche vers le lit du patient, déclare Catherine Labouchère, présidente de la Fondation ISREC. Nous sommes très heureux de mettre ce nouveau bâtiment emblématique à disposition des chercheurs ».

Une architecture qui favorise les interactions entre disciplines et chercheurs 

Le bâtiment, propriété de la Fondation ISREC, occupe un terrain cédé pour 75 ans sous la forme d’un droit de superficie par l’Etat de Vaud. Conçu par le Bureau Behnisch Architekten, il offre une surface de 11'500 m2 de laboratoires, des plateformes technologiques, des bureaux, des salles de conférences, un grand auditoire et un restaurant. L’architecture caractéristique du bâtiment favorise les interactions entre disciplines et chercheurs, ainsi que les échanges entre scientifiques confirmés et étudiants.

AGORA aura aussi un rôle à jouer auprès de la collectivité et des patients. Des espaces communs, dont un atrium à l’entrée du bâtiment, permettront aux scientifiques et cliniciens d’expliquer au public les processus de traitement et de valoriser les recherches en cours. «Nous allons «obliger» les cliniciens et les chercheurs à se parler, résume Franco Cavalli, président du Conseil scientifique de l’ISREC. C’est un lien fondamental qu’on avait un peu oublié en Suisse, et en cela Agora est unique. Les rencontres improbables sont à la source de découvertes.»