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Prolongations de l’exposition consacrée à l’architecte Junya Ishigami


2.08.2018

 

Jusqu'au 9 septembre, la Fondation Cartier, à Paris, prolonge une rétrospective de l'œuvre du célèbre architecte japonais Junya Ishigami, intitulée « Freeing Architecture ».

 

À travers un travail de maquettes et de médiation, l’architecte livre sa réflexion et la technicité de ses œuvres avec poésie et simplicité. Chaque édifice prend d’abord forme à la lecture de vers et se matérialise à toutes les échelles.

Le respect du paysage

« Freeing Architecture » revendique une architecture libérée de la fonction utilitaire pour offrir une expérience de l’espace. Les œuvres d’Ishigami s’inscrivent avant tout dans un paysage, urbain ou naturel, et proposent de redécouvrir l’environnement quotidien en se le réappropriant à travers une architecture respectueuse du milieu dans lequel elle s’inscrit. La Chapelle de la Vallée (Rizhao, Chine) prend elle-même la forme d’une vallée pour en souligner toute la beauté.

Vivre avec la nature

Ishigami fait de l’architecture un moyen d’unir l'usager et son environnement, comme une transition, un médiateur, il apprivoise la nature et la révèle. Bien que monumentale, chaque œuvre se fond en créant un espace dans l’espace qui couvre et protège sans s’imposer. Les volumes transportent l’homme dans un lieu mi-naturel, mi-artificiel. Les volumes intérieurs fonctionnent avec la nature. Intérieur et extérieur se confondent. A Yamagushi au Japon, l’architecte a installé des habitations et un restaurant dans un rocher partiellement ouvert.

Un environnement bienveillant

Loin d’être hostile et menaçant, l’environnement  selon Junya Ishigami se révèle protecteur et accueillant. Avec des formes douces et des couleurs tendres, chaque œuvre porte en elle un imaginaire renvoyant à l’enfance et la spiritualité. L’architecture se présente comme un lien transcendantal dépassant les modes, les cultures et le temps. Ses formes sont aussi primitives que contemporaines et s’adressent à l’Homme universel à travers la poésie du retour à l’enfance. Enfin, Ishigami fait aussi de l’architecture une expérience de vie commune. En famille, entre voisins ou avec des inconnus, chaque conception offre des instants de vie qui se partagent. L’architecture est prétexte au voyage et au déplacement.



 
 
  
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