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Une nouvelle ambassade de Suisse à Séoul


20.02.2018

 

Pour remplir ses missions diplomatiques avec la Corée du Sud, la Suisse a choisi de faire construire de nouveaux locaux. Les anciens bâtiments, devenus vétustes, ont été démolis et le nouvel édifice, dessiné par le bureau lausannois Burckhardt+Partner sera terminé d’ici la fin de l’année.

 

Sur une parcelle acquise en 1969, sur laquelle se trouvait alors uniquement la future résidence de l’ambassadeur, les anciens bâtiments de l’ambassade de Suisse à Séoul ont été démolis. Ils étaient arrivés à la fin de leur cycle de vie et ne pouvaient plus garantir un fonctionnement normal, ni une sécurité adaptée à la mission des diplomates.

Dans le quartier résidentiel de Seodaemu-gu, une tranformation architecturale s’est opérée à une vitesse vertigineuse, changeant brusquement l’échelle des constructions, le bâti est passé d’un tissu tapissant de maisons basses à une silhouette d’immeubles dont la verticalité évoque le skyline des grandes métropoles. Le concours d’architecture a reçu 75 projets et c’est au bureau Burckhardt+Partner qu’est revenu le premier prix.

 

Architecture inspirée d’un Hanok traditionnel

Plutôt que de s’inscrire dans la morphologie du futur quartier, le bâtiment épouse les contours de la parcelle issus de la topographie du Gyeonghuigung Park. «L’idée n’était pas de construire en hauteur pour rivaliser avec les immeubles voisins, sinon ce serait trop massif, mais d’avoir un bâtiment en double L." expliquent  les architectes.

Avec 3500 m2 de surface de plancher, cette grande « maison » s’inspire de la typologie traditionnelle du Hanok (maison à cour). Le projet souhaite proposer « une image positive, contemporaine et spécifique, l’image d’une ambassade qui s’implante avec modestie dans son pays hôte. Cette forme en spirale symbolise à la fois l’intégration et l’ouverture, le natif et l’étranger, l’aire urbaine et l’aire consulaire. »

 

Une cour intérieure et une grande toiture

Le gabarit du bâtiment croît progressivement selon la répartition du programme. Débutant par la résidence et son jardin privatif, la volumétrie se développe ensuite en double hauteur avec les espaces de représentation, orientés sur la cour, pour se terminer de façon dominante, par la chancellerie qui offre, avec ses trois niveaux, une façade d’entrée représentative, côté rue. Une grande toiture à pans, recouverte de panneaux photovoltaïques, unifie la volumétrie et donne du caractère à l’édifice.

 

Des constructeurs sud-coréens

Le mandat de construction a été confié à une entreprise générale sud-coréenne, qui avait répondu à l’appel d’offre émis et le bureau lausannois s’est également associé avec un architecte local pour faciliter la construction. «On ne peut pas faire comme chez nous, donc c’est bien de connaître un peu les coutumes coréennes et de pouvoir faire le lien directement avec les ouvriers», relève Daniel Pantillon, le directeur du projet.