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Les ingénieurs m’ont dit: «c’est impossible!»


23.03.2017

 


La votation du 21 mai concernant la Stratégie énergétique 2050 est le thème omniprésent du Congrès national photovoltaïque. Le célèbre pionnier de Solar Impulse a lancé un véritable plaidoyer pour changer les mentalités. A terme, la moitié des besoins suisses en électricité pourraient être couverts en plaçant des panneaux solaires sur les toits et façades des bâtiments.


 

La Stratégie énergétique 2050 prévoit la sortie progressive du nucléaire. La production photovoltaïque décentralisée deviendra alors, avec l’énergie hydraulique, l’un des piliers de notre approvisionnement électrique. A l’occasion du 15ème congrès photovoltaïque national qui se déroule jeudi 23 et vendredi 24 mars à l’EPFL, de nombreuses  conférences se sont focalisées sur les nouveaux modèles d’affaire pour les fournisseurs d’énergie, l’augmentation des besoins de stockage intermédiaire, l’intégration des installations solaires aux bâtiments, ainsi que la consommation propre et au stockage du courant solaire.

Mais c’est surtout l’intervention du pionnier Bertrand Piccard, psychiatre et aéronaute suisse, qui a marqué les esprits. Dans son discours, véritable plaidoyer pour le photovoltaïque et l’innovation, le pilote de Solar Impulse a tenu à souligner l’importance de changer les mentalités.

«C’est dans la consommation que se trouvait la réussite»

« Au moment où j’ai amené l’idée de Solar Impulse pour la première fois auprès de constructeurs aéronautiques, (…) ils ont calculé combien d’énergie solaire pourrait être captée, combien d’énergie est nécessaire à un avion pour voler, et sont revenus vers moi en me disant: «C’est impossible.» Il est intéressant de constater que le paradigme de base est celui de la production. Nous pensons qu’il n’y a pas assez d’énergie pour arriver au but que nous voulons. C’est valable pour l’aviation autant que pour les opposants aux énergies renouvelables. Certains disent «Vous n’aurez jamais assez d’énergie pour combler les besoins de l’humanité.» Cette façon de voir les choses peut changer, car c’est dans la consommation et non dans la production d’énergie que la réussite se trouvait.»

Et de conclure: «Aujourd’hui, la moitié de l’énergie  que nous consommons est gaspillée par l’inefficience des systèmes utilisés (…) Les opposants aux énergies renouvelables doivent comprendre que la croissance du monde ne sera possible qu’à travers cette transition énergétique. Ils doivent réussir à imaginer que le changement des éclairages, des isolations, des modes de chauffage, des moteurs électriques industriels, bref, que de changer aussi les infrastructures de distribution d’énergie, c’est totalement rentable.




 
 
  
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