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Réhabilitation spectaculaire pour le téléphérique du Salève


13.06.2018

 

Construit en 1932, le téléphérique du Salève représente l’une des œuvres les plus remarquables de l’architecte Maurice Braillard. Joyau du patrimoine genevois, le bâtiment et ses deux gares sont à l’aube d’une réhabilitation complète. Le projet lauréat du bureau parisien Devaux & Devaux architectes (DDA) propose une rénovation à la fois ambitieuse, spectaculaire et respectueuse du passé.

 
 
 

Conçue par l’architecte Maurice Braillard, la plateforme d’arrivée des cabines, sa terrasse haute et la salle panoramique qui devait accueillir le restaurant existent bien mais ni la construction de l'hôtel ni celle de la salle de restaurant n’ont abouti. Le nouveau projet prévoit principalement d’améliorer les conditions d’accès et d’accueil des deux gares et, au dernier étage de la station, le restaurant dans une version contemporaine offrira une vue spectaculaire sur le paysage. Une salle de séminaires sera également aménagée. La gare d’arrivée disposera de deux nouveaux ascenseurs panoramiques. «Il est nécessaire de développer l’accueil des visiteurs et de redonner vie à la station», déclare l’architecte. Depuis les gros travaux de 1984, aucune rénovation n’avait été entreprise. Le chantier se déroulera entre 2020 et 2021, son coût total s'élève à 8,5 millions d’euros.

Achever et sublimer le projet initial

L’évolution historique du site en rapport à l’architecture initiale ne permet plus l’utilisation du potentiel architectural et paysager ni l’accueil du public dans de bonnes conditions. Aujourd’hui, la gare haute du téléphérique du Salève se trouve encombrée de constructions hétéroclites. Les aménagements extérieurs, la proximité de la couverture végétale et les nouveaux choix architecturaux gâchent la splendeur du site. Le bâtiment disparaît dans une masse générale au lieu de se détacher, de décoller vers le ciel. L’image donnée par le téléphérique du Salève reste pourtant celle du bâtiment de la gare haute conçue par Braillard. Cette image du téléphérique est d’ailleurs le symbole des affiches anciennes et des logos actuels du site. Mettre en avant les terrasses, dégager la vue sur le bâtiment du téléphérique et permettre une nouvelle attractivité à la salle en belvédère sont les lignes directrices du projet de DDA.

Un potentiel exceptionnel

La réhabilitation consiste aussi à porter un regard contemporain sur ce patrimoine et le faire vivre. «On commence là où Maurice Braillard s’est arrêté. L’idée est d’être au plus près de ce qui a été établi», confie David Devaux. L’ambition est de faire du téléphérique non plus seulement l’un des moyens d’accès à la montagne voisine de Genève mais aussi un lieu à part entière qui attirera le public pour ses espaces exceptionnels en panorama sur le grand paysage alpin et lémanique. Grâce à la collaboration franco-genevoise, le canton ravive et préserve l’un de ses édifices patrimoniaux phares, qui accueille aujourd’hui près de 300 000 visiteurs. De 2010 (163 000 visiteurs) à 2017 (295 000), la fréquentation a augmenté de presque 100%.