La construction, originale et modulable, abritera 950 employés en 2024.

La RTS dévoile les détails de son projet à l’EPFL

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Teaserbild-Quelle: © © Kersten Geers David Van Severen Architectes, Bruxelles
Quatre bâtiments pour des diffuseurs de savoirs

La construction, originale et modulable, abritera 950 employés en 2024, au centre du campus de la haute école polytechnique. Son prix : 110 millions.

Les architectes lauréats sont belges : Kersten Geers et David Van Severen, de Bruxelles, et avaient présenté leur projet en 2015. Mais à l’arrêt depuis plus d’une année, le projet d’implantation de la RTS sur le campus de l’EPFL a été retardé avant de reprendre. Le 14 mars 2019, à Écublens, deux responsables de l’entreprise de service public ont présenté les détails du projet aux membres de l'Association pour la défense des intérêts de la région des hautes écoles (ADIRHE). La création du nouveau centre médias sur le site de la haute école a été présentée en avant-première à l’association qui s’est engagée à ne s’opposer à aucun aspect du dossier. Cette semaine, le projet devisé à 110 millions, nom de code Campus RTS, sera officiellement soumis à l’enquête publique.

Quatre bâtiments modulaires et évolutifs

Prévu de longue date, le projet de déménagement d’une partie du groupe sur le site de la haute école pour «rayonner depuis le cœur de la Suisse romande» est dû à «un gel de la situation». En cause: le contexte lié au rejet de l’initiative dite «No Billag» et, surtout, au plan d’économies de 100 millions de la SSR annoncé dans la foulée. «Cette période nous a poussés à l’introspection et à redéfinir notre stratégie éditoriale», confirmait en introduction Marc Bueler, chef de projet global Campus RTS.

L’innovation et la modularité sont les maîtres-mots de la conception des quatre bâtiments, reliés les uns aux autres par des coursives et de plus vastes zones, dont l’audace architecturale n’aura rien à envier au Rolex Learning Center, son futur voisin immédiat.

La modularité, elle, se retrouvera entre les principaux murs des quatre bâtiments. «Les intérieurs seront évolutifs et pourront être adaptés en parcellant des zones ici, ou en cassant des murs là», explique Michael Indermühle, chef de l’unité Projets immobiliers de la RTS. «Nos modes de narration d’aujourd’hui, la télévision classique, la radio filmée ou encore le web, ne seront peut-être plus les mêmes dans quelques années. Le bâtiment saura s’adapter au monde des médias, qui évolue sans cesse», renchérit Marc Bueler.

À côté des surfaces dévolues aux rédactions, cabines de montage, plateaux et autres studios destinés à la diffusion des programmes RTS tous médias confondus, une terrasse et un restaurant, ouvert à tous, ainsi qu’une zone destinée aux visites, d’écoles notamment, compléteront l’ensemble.

Regrouper l’actualité sur un seul site

Quelques incertitudes demeurent quant au déménagement des employés qui travaillent à Genève mais tous ceux qui travaillent actuellement dans le bâtiment historique de la radio, sur les hauts de Lausanne, feront le déplacement en 2024. De même que les cars de reportage basés à Meyrin (GE). À l’inverse, les rédactions des services des sports, de la société et de la culture «télévision», les jeux et les émissions de divertissement, entre autres, resteront dans la Cité de Calvin. «Le but est de conserver deux sites principaux transmédia», précise Marc Bueler.

La principale incertitude concerne la question la plus délicate de l’opération: où ira le département information de la télévision, aujourd’hui basé à Genève? Il pourrait, lui aussi, faire partie du déménagement. «Il y a la volonté de regrouper toute l’information sur un seul site, en l’occurrence à l’EPFL, mais c’est une hypothèse. La décision sera prise par le conseil d’administration», conclut Marc Bueler. Si l’actualité TV devait elle aussi déménager, 950 personnes travailleraient à l’EPFL, et 1000 à Genève.