Genève lance sa construction nomade pour les danseurs

Léger et démontable, le Pavillon de la danse sera transportable

Gefäss: 
Un module compact, qui pourra être déplacé

Le chantier a démarré sur la place Sturm à Genève. Après douze années de persévérance,  l’Association pour la danse (ADC), soutenue par la Ville, aura bientôt un lieu dédié.

Dépourvu de volume au sous-sol, mais doté de deux étages et d’une mezzanine, le bâtiment restera sur la place Sturm pour une une période limitée à sept ans. Compacte, la construction, modulable, a été conçue pour être déplacée et agrandie, pour accueillir un projet plus ambitieux et peut-être connaître un second cycle de vie. Le pavillon présente une dimension totale de 51 mètres de long, 19 de large et 11 de haut. Il comprendra une salle de spectacle, avec espace de jeu et gradin modulable, pour une jauge de 220 places assises, un espace de travail pour les danseurs et chorégraphes et des bureaux pour les activités quotidiennes de l’association. Un centre de documentation pour la sensibilisation à la danse abritera 800 livres, 600 vidéos, et des revues dont le « journal de l’ADC ».  

Un foyer spacieux, incluant un bar pour la petite restauration, abritera une installation «lumino-cinétique» signée Rudy Decelière, lauréat du concours du Fonds municipal d’art contemporain. Des dépôts et un atelier techniques s’ouvriront à l’arrière sur le quai de livraison. Au bureau en open space, à l’étage, il faudra ajouter l’espace loges (avec coin repos), ainsi qu’une salle mixte destinée aux activités de médiation, aux réunions et à l’échauffement des danseurs, sachant que l’ADC conservera ses trois studios de répétition à la Maison des arts du Grütli.

Sur les 11 millions de francs que représentent les travaux, 10 sont couverts par la Ville de Genève. Grâce à des fonds privés, l’ADC a pu compléter la mise. Pour ce qui est du budget de fonctionnement, en revanche, il ne bougera pas, la subvention municipale se maintenant à 1,3 million annuel. Or, sans élargir un personnel de 5 employés (un seul à plein temps), un directeur technique et une artiste associée, «nous aurons malgré tout passablement de frais supplémentaires à absorber, fait remarquer Anne Davier, danseuse et directrice de l’ADC. Je suis d’ores et déjà activement engagée dans la recherche de fonds. »

Quoi qu’il en soit, le canton de Genève se trouve décidément dans une dynamique culturelle très réjouissante après la restauration du Grand Théâtre, la construction de la nouvelle Comédie, du nouveau Théâtre de Carouge, puis, dans la foulée, de la future Cité de la musique.