Deux heures pour se mettre en ordre

Le canton de Vaud serre la vis pour mieux contrôler les chantiers

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Teaserbild-Quelle: maconstruction.be

Un chantier vaudois qui ne respecte pas les prescriptions sanitaires aura désormais deux heures pour s’y conformer. Le Conseil d’Etat vient de donner un tour de vis tout en admettant que ces contrôles sont une gageure.

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Boels

Dans le canton de Vaud. un organe tripartite composé de l'administration, de la Suva et des syndicats est chargé de faire respecter les consignes sanitaires.

La très vive inquiétude exprimée par le syndicat Unia Vaud à propos de la reprise de l’activité sur les chantiers vaudois a trouvé un écho. La présidente du Conseil d’Etat Nuria Gorrite a annoncé dans «24 heures» que les contrôles allaient être intensifiés. Cela malgré une grave pénurie d’inspecteurs, à la fois dans l’administration, la Suva et au sein des syndicats. En tout, ils ne sont que sept à opérer ces inspections.

Contrôle surprise

En pratique, le canton va organiser via un organe tripartite des inspections inopinées. Celui-ci donnera deux heures à chaque chantier reconnu «fautif» pour se mettre en conformité avec les consignes sanitaires, si celles-ci venaient à faire défaut. Après un nouveau contrôle, et en cas de non-respect de ces directives, le chantier sera fermé.

Divergences récurrentes

Unia et la Fédération vaudoise des entrepreneurs (FVE) ont été consultés, mais leurs positions diffèrent encore. Le syndicat s’appuie sur de très nombreux témoignages pour demander l’interruption généralisée de tous les chantiers. La FVE réplique en indiquant que la situation s’est grandement améliorée depuis le début de la crise sanitaire.  Elle admet cependant quelques lacunes, notamment en ce qui concerne le maintien des distances lors du transport des ouvriers. Mais elle indique que les entreprises violant les règles sont rares.

Principe de précaution

Genève vient de conditionner les réouvertures de ses chantiers à une procédure administrative et des contrôles cantonaux. Dans les autres cantons romands, l’activité se poursuit, quoiqu’avec beaucoup de chantiers interrompus selon le principe de précaution.