Genève vers le coup de mou

Les dépenses de la construction risquent le coup de mou à Genève

Gefäss: 
Teaserbild-Quelle: Batimag

Les dépenses engagées dans le secteur de la construction dans le canton de Genève affichaient une belle santé en 2017. Les experts économiques prédisent cependant un ralentissement ces deux prochaines années.

Source: 
Batimag

Malgré l'essor de la construction du quartier de l'Etang à Genève, les experts économiques s'attendent à un tassement des dépenses de la construction pour ces deux prochaines années.

Le secteur de la construction continuait en 2017 d’être dynamique dans le canton de Genève. Les chiffres de l’Office cantonal de la statistique faisaient état d’un volume de dépenses de près de 5 milliards de francs, soit une augmentation de près de 9% par rapport à 2016.

Génie civil et bâtiment dynamiques

En 2017, l’heure était donc encore à l’optimisme. Les sommes engagées pour le génie civil s’élevait à 633 millions de francs, en hausse de 6,3% en un an. Les dépenses du secteur du bâtiment atteignaient près de 4 milliards de francs il y a deux ans, en hausse de près de 10%. Les nouvelles constructions étaient à l’origine du phénomène. Les transformations et les démolitions faisaient état de progressions plus faibles.

Quatrième rang

La Suisse était encore bien lotie dans le secteur de la construction il y a deux ans. Les 66 milliards dépensés dans tous les cantons incitaient à l’optimisme. Genève se situait au quatrième rang avec 7,4% des investissements réalisés en 2017.

Prudence de mise

Depuis, malgré l’essor immobilier notamment induit par la mise en service de la nouvelle ligne ferroviaire entre Cornavin et Annemasse (CEVA) et une politique du logement active, les indicateurs incitent à la prudence. L’institut BAK de Bâle prévoyait déjà l’an dernier un tassement  dans le secteur de la construction. Les années 2020 et 2021 devraient selon lui être «modérées» dans ce domaine. La forte croissance de ces dernières années a en effet épuisé la demande qui s’était accumulée par le passé.