29 mètres en chêne et en mélèze genevois

Une tour d’observation ouverte au public à Satigny

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Teaserbild-Quelle: © Pierre Delacombaz architecte
Une tour en bois ouverte au public

Après huit années d’un long processus et de diverses propositions non abouties, l’autorisation de construire vient de tomber. Satigny pourra enfin édifier sa fameuse tour en bois accessible au public en lieu et place du château d’eau, à Chouilly. Un grand soulagement pour les autorités et les architectes.  

L’ancien édifice des SIG souffre de carbonatation, un procédé qui dégrade le béton. Désaffecté depuis une douzaine d’années, il sert aujourd’hui de support pour les antennes de télécommunication. Depuis 2010, les autorités communales souhaitent le remplacer par une tour d’observation ouverte à tous. «Nous nous sommes dit que tant qu’à construire une nouvelle structure pour les antennes, autant qu’elle soit jolie et que le public puisse profiter de la vue», déclare le maire Claude Guinans.

Deux premiers projets trop hauts

Le premier projet présenté au Canton en 2011 était ambitieux: une tour pointue de 60 mètres, soit deux fois plus haute que le château d’eau actuel. La Commission des monuments et des sites (CMNS) avait estimé que celle-ci aurait trop d’impact sur le paysage. Elle avait refusé le projet. Les architectes avaient alors soumis une deuxième proposition, à 45 mètres. Mais c’était toujours trop haut pour la CMNS. La troisième version sera la bonne. «Nous nous sommes calqués sur la hauteur du château d’eau: 29,3 mètres», précise Pierre Delacombaz, architecte. Le public pourra, lui, monter jusqu’à 26 mètres pour admirer la vue sur tout le bassin genevois.

Une structure discrète, en bois

La future construction révèle une structure au design sobre et léger. Réalisée en chêne et en mélèze genevois, deux essences résistantes aux intempéries, la tour doit s’intégrer harmonieusement dans l’environnement campagnard de la commune. Si tous les feux sont au vert au niveau administratif, reste la question du financement. Le coût du projet est estimé à près de 3,5 millions de francs. Pour récolter les fonds nécessaires, la Commune a prévu de créer une fondation. Elle songe également à vendre des marches de la future tour aux entreprises de la région. Si tout se passe bien, cette dernière sera inaugurée en 2020.