Fribourg étudie sept projets éoliens malgré les oppositions

Fribourg développe la création de sept parcs éoliens malgré les oppositions

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Teaserbild-Quelle: Plan directeur fribourgeois
L’éolien divise à Fribourg

Le développement de l’énergie éolienne franchit un pas supplémentaire dans le canton de Fribourg avec l’approbation du plan directeur cantonal par la Confédération. Le Groupe E peut ainsi poursuivre l’étude de la création de 4 parcs sur les 7 prévus. Cela malgré des oppositions toujours aussi vives et efficaces depuis vingt ans.

Les protagonistes du combat des éoliennes ne lâchent pas leur morceau. Les positions sont inconciliables depuis plus de vingt ans, dans l’Arc jurassien surtout. Elles vont se réactiver dans le canton de Fribourg à la suite du feu vert de la Confédération à l’étude de la création de sept parcs composés de 6 à 12 éoliennes chacun, en plaine et dans les Préalpes. Sans avoir l’assurance, bien sûr, que l’ensemble de ce projet se réalisera.

Sondages favorables

A la tête de la promotion de quatre projets éoliens fribourgeois, le Groupe E et sa filiale Greenwatt se réjouissent du feu vert de la Confédération. Ils y voient la confirmation des conclusions d’un sondage de MIS Trend montrant que sept personnes sur dix sont favorables à l’implantation d’aérogénérateurs dans le canton de Fribourg. Ce qui conduit le fournisseur d’énergie à poursuivre le développement de ce type d’énergie. Le canton possède en effet le plus haut potentiel après ceux de Berne et de Vaud. Il dépense en outre un milliard de francs par an pour les énergies fossiles.

Fournisseur de courant vert

Le Groupe E ne peut être accusé de ne pas être en faveur des énergies renouvelables. Ses nombreux projets en faveur du courant vert l’attestent. Il va néanmoins se rapprocher des communes concernées par ses quatre projets éoliens. A savoir, les monts de Vuisternens-devant-Romont, la Côte du Glâney (près de Romont), le massif du Gibloux et les collines de La Sonnaz, à côté de Belfaux. Le cumul de leur production permettrait, selon le développeur, d’atteindre l’un des objectifs de la Stratégie énergétique 2050 du canton, soit au minimum 156 GWh de plus par an.

Le Jura bernois a franchi le pas

Le développeur ajoute que l’énergie éolienne joue un rôle essentiel dans le processus de décarbonation. Elle est un vrai complément aux autres sources d’approvisionnement électrique. Toutefois, en Suisse, son importance est encore marginale. Les multiples oppositions empêchent son développement. Cependant, dans le seul parc éolien réalisé en Suisse romande – celui de Mont-Crosin-Mont-Soleil (BE), la population locale y trouve son compte. Elle accepte de payer son électricité plus cher pour qu’elle soit plus verte. La ville de Saint-Imier est ainsi alimentée par les éoliennes et le solaire à raison de près du quart de sa consommation électrique.

Violente opposition

Les opposants aux éoliennes dénoncent, à Fribourg comme partout ailleurs, une atteinte au paysage, un manque de rentabilité, des sites mal choisis et, plus généralement, l’’irruption de développeurs extérieurs au bassin de population concerné par un projet de parc. Le contexte neuchâtelois est particulièrement virulent, surtout lorsque des projets sont développés par des sociétés étrangères. Les pouvoirs publics sont pris entre deux feux. Souvent, ils maintiennent leur intérêt pour ce type d’énergie. La population est divisée. Le 27 septembre dernier, les électeurs de Sonvilier (BE) ont refusé à cinq voix près la création d’un parc éolien de 10 mâts, dont trois en terre neuchâteloise. Greenwatt en était aussi le développeur.