Les sols argileux peuvent être stabilisés par électrochimie

Innovation: l'EPFL stabilise les terrains argileux par électrochimie

Gefäss: 
Teaserbild-Quelle: EPFL
Du courant électrique pour stabiliser les sols

Les procédés de stabilisation des sols peu perméables trouvent de nouveaux débouchés par l’électrochimie. L’EPFL vient de mettre au point une nouvelle méthode pour imprégner les terrains argileux en utilisant le courant électrique.

Comment imprégner des sols argileux peu perméables pour mieux les stabiliser ? La question turlupine le Laboratoire de la mécanique des sols depuis quelques années. Les chercheurs sont d’autant plus motivés à trouver une solution. Car les catastrophes climatiques se multiplient, et les dégâts d’autant.

Un biociment avec des bactéries

Forts des expériences menées pour stabiliser les terrains vulnérables avec des bactéries, les chercheurs ont trouvé la parade pour que les sols les moins perméables en profitent. Depuis quelques années, un biociment produit sur place et à température ambiante est prometteur. Il s’agit de tirer parti du métabolisme des bactéries pour imprégner le sol.

L’électricité à la rescousse

Or, comment le faire en milieu imperméable? L’EPFL a donc mis au point une autre méthode. Elle a testé avec succès l’effet d’un courant électrique appliqué grâce à des électrodes plantées dans le sol. Cela permet, tout comme dans le procédé recourant aux bactéries, d’améliorer le comportement des sols en cas d’inondation, par exemple.

Performances mécaniques améliorées

Dans le procédé de fabrication du biociment, des ions carbonatent et calcium dissous entrent en jeu. Ils portent une charge opposée. En créant un champ électrique avec des anodes et des cathodes insérées dans le terrain, Ces ions sont forcés à passer au travers de milieux peu perméables. Les minéraux carbonatés augmentent et améliorent les performances mécaniques et la résistance du terrain.

Des tests supplémentaires

L’EPFL va encore précéder à des tests supplémentaires avant d’envisager une utilisation réelle de ce biociment produit de façon électrochimique. Ses investigations dont partie d’un programme de recherche démarré en 2018 et courant jusqu’en 2023.