La Serpentine de Londres met le cap sur le Mexique cette année
C’est un dialogue fondé sur la beauté du monde que le pavillon londonien accueille cette année avec le travail d’un atelier mexicain. Le bureau Lanza a construit au cœur de Hyde Park deux murs ouverts sur leur environnement naturel, selon une technique née en Egypte antique.
Crédit image: Atelier Lanza, Iwan Baan
Le pavillon permanent est mis en valeur par la symbolique du serpent, retrouvée dans l’étang du parc.
Les plus grandes stars mondiales de l’architecture y ont fait parler leur art de construire. Au cœur de Hyde Park, à Londres, le pavillon de la Serpentine se met cet été aux couleurs du Mexique pour accueillir le studio Lanza et sa réinterprétation de matériaux familiers de l’artisanat. Un volume de brique tout en courbures met ainsi en valeur le site et la forme sinueuse de son étang.
Crédit image: Atelier Lanza, Iwan Baan
Les formes ondulées de la construction mexicaine jouent avec un toit transparent pour symboliser l’ouverture sur le monde.
L’atelier mexicain fondé par Isabel Abascal et Alessandro Arienzo à Mexico en 2015 combine construction traditionnelle avec un design d’un très haut niveau de technicité. Son approche s’applique à de multiples projets, comme du logement, des infrastructures publiques et la création de mobilier d’intérieur, explique dans un communiqué la commission londonienne chargée de renouveler les contributions annuelles des architectes à l’animation culturelle du pavillon de Hyde Park.
Crédit image: Atelier Lanza, Iwan Baan
Même le mobilier de bois participe au dialogue entre le bâti et la nature environnante.
Le travail proposé par le bureau lauréat de cette 25e saison du pavillon de la Serpentine rappelle la construction de l’Egypte ancienne et ses procédés introduit en Angleterre par des ingénieurs néerlandais. Un premier mur ondule tout en restant stable grâce à des supports latéraux. Un second mur symbolise la canopée du parc sans l’agresser. Les colonnes en façades de cette construction évoquent de grands arbres. Elles supportent un toit transparent. L’atelier Lanza a aussi conçu le mobilier en bois installé dans sa construction, toujours dans l’esprit d’animer le pavillon du parc.
Place
aux jeunes loups
La forme du serpent traduite notamment dans l’étang contigu du parc est donc
présente aux abords de son pavillon. Les formes imaginées par l’atelier Lanza
proposent donc un dialogue entre le bâti et son environnement. La commission
chargée d’animer le site s’efforce depuis dix ans à donner une carte blanche à
de jeunes architectes. Après avoir accueilli Zaha Hadid ou Oscar Niemeyer. Le pavillon
s’animera jusqu’en octobre, avec de multiples activités culturelles.