Recobi fait fi de la géométrie particulière de bâtiments à rénover
Les partenariats public-privé ont de multiples vertus quand s’agit de combiner numérisation avec le terrain pour rénover et transformer les constructions à la forme complexe. Un programme réunit Confédération et entreprises pour mener à bien ces processus compliqués.
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La transformation d’un ancien bâtiment en dôme -qui pullulent en Suisse - est obtenue par la combinaison de techniques de scannage numérique et la réalité du terrain.
La présence de l’Office fédéral de l’armement (armasuisse) montre que l’armée se soucie aussi d’innovation dans la rénovation de bâtiments à la géométrie complexe, notamment en forme de dôme. Baptisé Recobi, un programme de recherche propose des pistes entre numérisation, modélisation paramétrée que fabrication additive pour réduire les émissions de gaz à effet de serre en faisant fi de la complexité architecturale d’un élément construit.
Innosuisse soutient Recobi (Renovation of Complex Geometry Buildings with Additive Manufacturing). Le programme a mis au point un démonstrateur physique miniature pour mieux cerner les enjeux de la rénovation durable de bâtiments à la forme complexe. Il s’inscrit dans une démarche de recherche appliquée, sans chercher de réponse spécifique à un ouvrage particulier. Il s’adresse à tout projet de transformation rendu complexe par la forme de l’ouvrage, ses matériaux utilisés et ses contraintes d’intégration dans son voisinage.
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Composition du prototype à placer sur une couverture en coque mince d’un bâtiment de béton : pare-vapeur, isolation à base de mycélium (pas coulé sous la céramique), tuile en grès imprimé, substrat et végétation.
Le projet Recobi tient son origine dans la rénovation de structures à coques minces en béton armé. Plus de 1200 ouvrages de ce type ont été construits en Suisse dans les années 1960 et 1970. Ils sont aujourd’hui confrontés la transition énergétique ou à la préservation patrimoniale.
Le programme explore ainsi plusieurs approches complémentaires, notamment l’utilisation de matériaux biosourcés, la fabrication additive et la végétalisation des toitures. Les solutions sont analysées au regard de leur faisabilité, de leur contribution à la résilience des ouvrages, ainsi que sur leur impact sur les coûts, la sécurité et la performance environnementales pendant leur cycle de vie.
Recobi repose sur un partenariat public privé réunissant armasuisse, Innosuisse, divers partenaires académiques et des entreprises comme PHIDA ou Sika. Il contribue à transformer un patrimoine immobilier largement responsable des émissions de dioxyde de carbone.