Les cabanes alpines vaudoises demandent de l’aide à l’Etat
Pour les Verts vaudois, la survie des refuges de montagne doit passer par une aide étatique. L’adaptation de ces bâtiments au réchauffement climatique ne saurait être totalement pris en charge par les sections du Club alpin suisse qui en sont les propriétaires.
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La structure fragilisée de son substrat morainique oblige ce petit refuge valaisan à être déplacé et modernisé. Le permis de construire est entré en force.
Devant le changement climatique, les différentes sections du Club alpin suisse (CAS) ont toutes les peines du monde à adapter leurs cabanes de montagne. Elles doivent aujourd’hui financer des travaux colossaux et difficiles, en comptant sur l’engagement indéfectible de leurs membres et des soutiens privés. Les Verts vaudois entendent cependant que leur gouvernement s’engage davantage dans ce qu’ils appellent une opération de survie des activités de randonnée.
Le
climat accentue les dangers
Le Conseil d’Etat vaudois est donc saisi d’une motion destinée à aider les différentes
sections vaudoises du CAS à engager les travaux de modernisation nécessaires à
la pérennité de leurs lieux d’hébergement en altitude. Les Verts rappellent que
la fréquentation de ces refuges a été très élevée en 2025 dans toute la Suisse.
Cependant, le réchauffement climatique a aussi ses effets pervers sur les activités
de randonnée. Cet été, les risques d’éboulement et d’accident en montagne ont
été pointés du doigt. L’accès au Cervin était déconseillé par l’Association
suisse des guides de montagne.
Stabilité
en péril
La motion rappelle les risques que le dégèlement du pergélisol font courir é la
stabilité des cabanes de montagne. Le cas le plus emblématique reste celui du
refuge des Bouquetins, au-dessus d’Arolla (VS) et propriété de la section Vallée-de-Joux
du CAS. Cette dernière s’est lancée dans une récolte de fonds pour le déplacement
et la modernisation de ce petit bâtiment construit sur une moraine.
Des
investissements colossaux
Les Verts vaudois font aussi allusion aux défis toujours plus importants lancés
à l’entretien des cabanes et leur fréquentation toujours élevée. L’assainissement
énergétique des bâtiments, le traitement des eaux usées, la protection contre
les dangers naturels des locaux et leurs sentiers d’accès vont provoquer des investissements
de l’ordre de 20 à 25 millions de francs par année jusqu’en 2040. C’est trop
pour les sections propriétaires, estiment les motionnaires. De quoi demander
aux pouvoirs publics un coup de pouce.