Italie, Vallée de Suse: les habitants contre le passage du TGV

Plusieurs milliers de personnes ont défilé le 23 janvier à Suse, près de la frontière entre l'Italie et la France. Ils protestaient contre la construction de la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin au milieu de la vallée homonyme.

«Nous sommes au moins 20000 et nous serions encore plus nombreux si la police ne ralentissait pas la circulation à Bussoleno», a affirmé aux journalistes Alberto Perino, chef de file du mouvement «No Tav» (non au TGV).

Les autorités n'ont pas fourni de chiffres sur la participation mais la manifestation a été suivie par des milliers de personnes, selon les images des télévisions italiennes. Les manifestants étaient pour leur grande majorité des habitants de la Vallée de Suse dont beaucoup de familles avec enfants, et une centaine de maires et administrateurs locaux des zones concernées.

«S'il y a autant de gens cela signifie qu'il y a encore beaucoup de réticences (...) C'est une manifestation démocratique dans la tradition du mouvement No Tav», a déclaré Sandro Plano, président de la communauté de montagne regroupant 43 communes de la vallée.

Une ligne jugée stratégique

La France et l'Italie avaient signé en 2001 l'accord pour la construction de cette ligne, jugée stratégique pour le réseau européen. Elle raccourcira la durée du trajet entre Paris et Milan à 4 heures contre 7 et pourrait permettre d'ôter de la route de 600.000 à 1 million de camions par an.

Financée en partie par l'UE

Son coût total est estimé à plus de 15 milliards d'euros, dont une partie financée par l'UE. Le creusement de l'ouvrage principal, un tunnel de 58 km de long dont 12 km en Italie, doit démarrer en 2013 pour une mise en service vers 2023.

La ligne Lyon-Turin suscite une forte opposition en Italie en raison de l'étroitesse de la vallée qui mène au tunnel du Fréjus, et de son impact sur l'environnement. (sda-ats-ba)

Un TGV transalpin très contesté

Soutenue par les collectivités locales ainsi que par les gouvernements de Paris et de Rome, la liaison TGV Lyon-Turin suscite une très forte opposition dans la vallée de Suse, où doit déboucher le tunnel du côté italien.

Lire l'article du «Monde Diplomatique»

Un TGV transalpin très contesté - Par Angelo Tartaglia

Angelo Tartaglia est professeur de physique à l’Ecole polytechnique de Turin, représentant de la communauté de montagne de la basse vallée de Suse à l’observatoire technique auprès de la présidence du conseil des ministres italien.

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