Du Jura au Salève, un futur tunnel doit encore gérer son percement
L’étude d’une liaison ferroviaire entre le nord et le sud de Genève aborde déjà des éléments liés à la conduite du chantier, avec notamment une gestion perfectible des matériaux excavés. Le projet est au centre une démarche participative de grande ampleur.
Crédit image: Photomontage Etat de Genève
Les associations partenaires du projet insistent sur sa qualité multimodale.
Ouvert en 2019, le Léman Express ne saurait résoudre à lui seul tous les problèmes de mobilité de la région genevoise. L’axe nord-sud, entre le Jura et le Salève, doit en effet être doté d’une nouvelle liaison ferroviaire, en passant par Cornavin. Mais de ce rêve au premier coup de pioche, il faudra encore franchir de nombreux obstacles. Dont techniques, liés à la conduite du futur chantier.
Un
conseil consultatif
Une commission vient ainsi de formuler un train de recommandations, invitant le
canton de Genève à rester attentif sur différents aspects de la création de ce
tracé prévu majoritairement en tunnel. Bon prince, l’Etat de Genève se montre disposé
à adapter le travail préparatoire réalisé par ses ingénieurs et passé au crible
par diverses associations réunies en conseil consultatif. Cette commission entend
rester partir intégrante processus de construction qui durera encore plus de
vingt ans.
Crédit image: Etat de Genève
Le tracé doit notamment éviter la nappe des Eaux-Vives.
Le projet est franco-suisse. Le tracé initial doit déjà être modifié pour tenir compte de la présente d’une nappe phréatique aux Eaux-Vives. Cependant, il s’articule sur la création d’un nœud de transports publics renforcé à la gare de Cornavin. Le tracé en tunnel doit pouvoir améliorer l’accessibilité de nombreux quartiers de Genève. La gestion et la valorisation des matériaux excavés doit encore être au centre du chantier. Les différentes gares prévues doivent enfin être des lieux de vie et d’échanges.
Horizon
2044
La liaison Jura-Léman-Salève n’a plus rien d’un fantasme. Elle sera sérieusement
étudiée ces prochaines années, avant un chantier qui mènera à une ouverture à l’horizon
2044. Elle doit mieux desservir l’aéroport et la zone industrielle de Meyrin-Satigny
ainsi que divers secteurs de développement de l’espace urbain genevois.