Les imprévus ont plombé la rénovation du Théâtre de Vidy
La Ville de Lausanne doit se résoudre à allouer des fonds supplémentaires à la transformation et à l’agrandissement de ce joyau hérité de l’Exposition nationale de 1964. Divers aléas de chantier, la pandémie et la guerre en Ukraine ont pesé sur le planning et la réalisation de ce projet d’envergure romande.
Crédit image: Jean-A. Luque
Le chantier a souffert à la fois d'une crise des matériaux de construction et de divers défauts constatés durant son déroulement.
Comme cela arrive parfois aux collectivités publiques faisant de gros investissements, les crédits initialement votés ne suffisent pas à couvrir l’intégralité des dépenses. Surtout lorsque e calendrier des travaux ne peut pas être respecté et que des évènements internationaux pèsent sur la construction. Le théâtre de Vidy, à Lausanne, n’échappe pas au phénomène, et la capitale vaudoise doit demander à ses élus de lui octroyer trois millions supplémentaires.
Travaux complémentaires nécessaires
Le
risque était connu et avéré. Les 27 millions votés en 2020 pour rénover ce haut
lieu culturel vaudois n’allaient pas suffire. Le chantier a souffert de divers imprévus
et dépassements. Des travaux complémentaires ont dû être engagés et les mesures
sanitaires ordonnées pendant la pandémie n’ont rien arrangé. Mais le projet de
rénovation et d’agrandissement de ce joyau, dernier témoin de l’Exposition nationale
de 1964, a quand même pu être mené à terme. L’heure est venue d’en payer la
facture finale.
Crédit image: Jean-A. Luque
Une fois mise à nu, la structure métallique du bâtiment a révélé une corrosion plus importante que prévu.
Les travaux ont souffert de différents imprévus. Les réseaux externes du théâtre ont révélé un état plus grave qu’établi au début. Il a fallu dépolluer les sols, et poser un nouveau traitement contre la corrosion de la structure une fois cette dernière mise à nu. La résistance au feu entre le rez-de-chaussée du bâtiment et son premier étage a dû être renforcée. La statique de la Passerelle, qui supporte la technique de scène, a aussi dû être consolidée. Il a enfin fallu réparer plusieurs dégâts d’eau dont la cause n’a jamais pu être identifiée.
Une guerre pour enfoncer le clou
La
guerre en Ukraine a aussi augmenté le prix des matériaux et de l’énergie. Elle
a provoqué une pénurie qui a pesé sur le planning du chantier, et notamment sur
ses ouvrages métalliques. Ce qui justifie aujourd’hui que la Municipalité
refasse un tour de piste devant son Conseil communal. Pour assurer la pérennité
d’un joyau culturel majeur, œuvre de l’architecte Max Bill, dans le paysage
culturel romand.