Les Transports publics fribourgeois électrifient leurs bases logistiques
La décarbonation de la flotte des bus urbains et régionaux dans le canton passe par la transformation des dépôts de la compagnie. Le processus commence par une première mise à l’enquête à Romont. Les dépôts des districts de la Sarine, de la Gruyère et de la Singine suivront.
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Le dépôt central de Givisiez sera équipé de bornes de recharge rapide ou nocturne, avec équipements adaptés aux nouveaux bus, en deux phases successives.
La compagnie des Transports publics fribourgeois (TPF) ne fait pas dans la dentelle pour se décarboner. Après avoir passé commande de nouveaux véhicules à propulsion électrique il y a quelques mois, elle vient de mettre à l’enquête une première salve d’aménagement de ses dépôts en commençant par celui de Romont. Il s’agit avant tout de transformer les locaux en les équipant de bornes de recharge, tout en préparant une électrification générale de toute la flotte.
Préparer
les infrastructures
Les TPF vont mener cette année divers travaux dans leurs bases logistiques des
districts de la Sarine, de la Singine, de la Gruyère et de la Glâne. Les travaux
envisagés à Romont vont se dérouler en automne prochain, de manière à préparer
la réception des nouveaux véhicules dès le mois de décembre. Cela bien évidemment
pour autant que les autorisations nécessaires soient délivrées.
De
nuit comme de jour
A Romont, dix places seront aménagées pour les nouveaux bus régionaux. Le dépôt
de Bulle prévoit la création de cinq emplacements de recharge nocturne. Le
terminus de Vuadens sera également électrifié. Il s’agit de favoriser des recharges
courtes pendant la journée en absorbant de petites quantités d’énergie à une
puissance élevée. Dans l’agglomération fribourgeoise,
des travaux similaires seront menés à Givisiez entre 2026 et 2027, à la fois pour
les bus urbains que pour les lignes régionales.
Première
étape avant 2033
Les TPF entendent ainsi décarboner l’ensemble de leur flotte à l’horizon 2033.
Les premiers investissements prévus cette année s’élèvent à plusieurs millions.
Ils constituent une première étape dans cette transition vers l’électrique,
déjà engagée dans plusieurs cantons romands.