08:12 TECHNIQUE

Le Jura débite du chêne pour Notre-Dame de Paris

Écrit par: Philippe Chopard
Teaserbild-Quelle: Philippe Chopard

La scierie Corbat, à Vendlincourt (JU) participe avec ses moyens au chantier de reconstruction de Notre-Dame de Paris en produisant une cinquantaine d’éléments en chêne massif pour la nouvelle charpente et le remplacement de la célèbre flèche de Viollet-Leduc. 50 t de grumes alsaciennes ont donc franchi la frontière pour être convertis en une cinquantaine de pièces de charpente, en mettant en valeur la première transformation du bois.

Corbat 5

Crédit image: Philippe Chopard

Attention danger de casse ! Avant d’être débitées, les grumes ont été passées au détecteur de métal. Un contrôle indispensable, car les arbres proviennent de zones de chasse ou même de combats de la Seconde Guerre Mondiale.

Un  chantier vraiment hors normes ! Le remplacement de la charpente et de la flèche de Notre-Dame de Paris aura aussi sa touche suisse. La scierie Corbat, de Vendlincourt (JU) a débité 50 t de grumes de chênes alsaciens pour en faire une cinquantaine de poutres et de planches pour le chantier parisien.

Un joli coup pour Gauthier Corbat et son équipe, qui peuvent ainsi façonner les mêmes matériaux que les charpentiers du Moyen-Age. Mais comment une scierie suisse est-elle parvenue à décrocher cette timbale ? « Un groupe industriel français avait commencé à s’intéresser au chantier de restauration de Notre-Dame de Paris, explique Gauthier Corbat. Mais, finalement, le Ministère français de la Culture a opté pour une reconstruction à l’identique, selon les techniques du compagnonnage utilisées au Moyen-Age. »

Avec cette formule, qui privilégie à la fois l’amour de la bienfacture et le travail artisanal, la scierie Corbat avait alors toutes ses chances. Cela d’autant plus qu’elle dispose d’une plateforme de stockage à Lure, en Franche-Comté voisine. « Notre réseau a fait le reste », se réjouit Gauthier Corbat. Une quarantaine de scieries ont répondu à l’appel du chantier de restauration, pour débiter les 1000 chênes nécessaires aux quelque 1200 éléments prévus pour la nouvelle charpente.

Passage au détecteur de métal
La préparation des pièces qui serviront à la reconstruction de la charpente de l’église la plus célèbre de France et sa flèche carbonisée en avril 2019 obéit à des procédés techniques très précis. 50 t de grumes sont ainsi arrivées fin septembre à Vendlincourt par la route, chargées sur deux camions.

Elles ont ensuite été écorcées et nettoyées, avant de passer dans un détecteur de métaux. Un contrôle indispensable car les chênes abattus pour l’occasion ont parfois souffert des fracas de la Seconde Guerre mondiale ou de la passion des chasseurs.

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