L’Empa prend un rôle européen dans la réduction des émissions
L’électrolyse permet aux chercheurs de Dübendorf d’affirmer que les déchets de dioxyde de carbone peuvent avoir une nouvelle vie industrielle. De quoi donner de nouveaux découchés aux cimentiers et autres acteurs des matériaux de construction.
Crédit image: Empa
Le réacteur parallèle destiné à l’électrolyse du CO₂ installé au laboratoire « Materials for Energy Conversion » de l’Empa permettra aux chercheurs d’étudier les performances du catalyseur.
Les acteurs de la construction, et les cimenteries en particulier, s’acharnent à prouver qu’ils font tout pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. La recherche scientifique européenne s’engage à les aider, notamment en développant de nouveau procédés de stockage du dioxyde de carbone. La Laboratoire fédéral de recherches sur les matériaux est de la partie, en collaborant à un projet européen baptisé React.
Multiples
débouchés
Le projet vise à produire de l’éthylène à partir de déchets industriels de dioxyde
de carbone. L’Empa participe au développement d’un système d’électrolyse fonctionnel
pour la conversion de ces gaz responsables du réchauffement climatique en un
produit multiusages. L’éthylène est en effet bien connu. Cette hormone végétale
naturelle est à la fois importante pour la maturation de certains fruits et comme
substance industrielle de base.
Reconversion
sans intermédiaire
Le projet React se concentre donc sur le recyclage de dioxyde de carbone issu d’industries
empruntées dans le processus de réduction de leurs émissions. Il s’agit de reconvertir
directement ces déchets en matière première précieuse pour les produits chimiques
et les matériaux de nouvelle génération. Cela par électrolyse.
Un
prototype prometteur
L’Empa s’appuie sur ses équipements pour avancer. Notamment sur un prototype d’électrolyseur
dernier cri que ses chercheurs ont mis au point eux-mêmes. Un système
automatisé permet à leurs laboratoires de mener dix différents types d’expériences
en simultané. Les scientifiques de Dübendorf espèrent donc que leur procédé
servira de base à d’autres investigations allant dans le sens de la lutte
contre le réchauffement climatique. Notamment en extrayant le dioxyde de carbone
directement depuis l’atmosphère.