17:08 ARCHITECTURE

Energypolis réunit à Sion de nombreux pôles de formation et de recherche

Teaserbild-Quelle: Energypolis

Le nouveau campus d’Energypolis, à Sion, accueillera en février prochain la Haute école d’ingénierie du Valais (HEI, rattachée à la HES-SO Valais /Wallis) dans un complexe de trois nouveaux bâtiments trouvant leur place entre la gare CFF et la rue de l’Industrie. La volonté des architectes de réaliser un ensemble linéaire a dû composer avec les contingences du terrain et les exigences très pointues posées par les futurs utilisateurs. L’équipement technique des locaux a également permis de relever toutes sortes de défis.

Energypolis Sion 2

Quelle: Philippe Chopard

L’un des trois bâtiments construits pour abriter notamment la Haute école valaisanne d’ingénierie.

Pas facile de construire trois bâtiments d’envergure à côté de la gare de Sion. Les défis lancés à la Haute école d’ingénierie du Valais (HEI, rattachée à la HES-SO Valais /Wallis) et l’EPFL sont à la hauteur des particularités du terrain retenu pour le futur campus Energypolis. Géologie, hydrogéologie, trafic aérien, présence de pollution aux hydrocarbures et exigences de formations très pointues sont venus se réunir moyennant de nombreux compromis.

Le bureau d’architectes lauréat du concours organisé à cet effet en 2013 a tenu le choc. Il n’a pas dévié de sa ligne architecturale initiale, pour proposer, d’ici février prochain, un complexe de bâtiments et de synergies entre différentes formations de très haut niveau.

Dès le départ, le terrain retenu, à un pas de la gare CFF, a fixé le cadre des travaux. La parcelle se présente sous la forme d’une bande étroite de 250 m de longueur sur une faible déclivité, entre les voies et la rue de l’Industrie. Les trois édifices en construction depuis quatre ans reposent sur un sous-sol commun. «Un vrai stand de tir», s’amuse Daniel Rey, chef de projet à l’Etat du Valais. Ce sous-sol est de surcroît aménagé sur une nappe phréatique particulièrement active, ce qui a nécessité la pose de protections en palplanches. Toutes les infrastructures techniques alimentant les trois bâtiments y passent. Pour tenir compte de la pente de la rue de l’Industrie, quelques petites rampes sont aménagées.

Autre défi à relever, le Valais est exposé aux risques sismiques. Outre leur équipement d’une station de simulation de tremblements de terre qui sera à disposition du public, le système porteur des bâtiments est constitué d’une structure béton de type poteaux dalles qui s’encastre au niveau du sol sur un radier d’un mètre d’épais pour reprendre les forces horizontales provoquées par une secousse sismique probable. Les façades non porteuses en aluminium anodisé et verre agissent comme une peau enveloppant la structure béton. Des gaines techniques verticales assurant le transit de toutes les installations de chauffage, de ventilation, de sanitaires, d’électricité et de gaz se superposent du sous-sol jusqu’en toiture et forment avec les cages d’escaliers et les ascenseurs les noyaux rigides de la structure.

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