Versoix agrandit un collège en allégeant sa structure
Le choix de la surélévation s’impose dans la commune genevoise pour répondre à l’évolution des effectifs scolaires de ces prochaines années. Les autorités viennent donc de voter un agrandissement dont la structure fera la part belle aux matériaux légers, bois en tête.
Crédit image: Pez Arquitectos, 2401, Ville de Versoix
L’école subira une démolition réduite, dictée par ls construction d’un niveau supplémentaire.
Avec des travaux de démolition limitées à la toiture et une surélévation, la transformation de l’école Montfleury, de Versoix (GE), reste très tendance. Le Conseil municipal vient d’avaliser le projet qui répondra à une démographie scolaire galopante. Il a ainsi concrétisé le choix d’un bureau d’architecte espagnol et des ingénieurs de la société lémanique 2401, lauréat d’un mandat d’étude parallèle.
L’alarme
est venue du canton
Il a fallu que les projections statistiques genevoises tirent la sonnette d’alarme
de la commune pour mieux prendre en compte d’évolution de ses effectifs
scolaires. Comme dans bien d’autres collectivités, une étude a ciblé le collège
de Montfleury, au nord de Versoix, pour envisager un agrandissement des locaux.
La commune a privilégié alors une surélévation à une démolition pure et simple,
même s’il faudra pour cela agir sur la dalle sous la toiture du bâtiment
scolaire.
Les
vitrages en exergue
Baptisé Les Jours heureux, le projet lauréat se concentre sur le bâtiment scolaire
principal, explique la commune sur son site. La surélévation permettra de créer
six salles de classe supplémentaires et un nouvel appartement pour le concierge.
Les architectes ont axé leur réflexion sur un rez-de-chaussée largement vitré,
avec une salle des maîtres autour de laquelle s’articulent des locaux
parascolaires et un réfectoire. Le premier étage comportera un atelier du
livre, lui-aussi largement vitré. Un nouveau volume sera créé entre deux cages
d’escaliers droits et disposés en sens inverse.
Une ossature
biosourcée
Pour la surélévation proprement dite, les architectes ont aussi pris le parti d’une
structure légère en bois pour ne pas surcharger le bâtiment existant. Celle-ci
sera faite de murs porteurs en ossature simple ou double, des cloisons simples
et un plancher en caissons préfabriqués. Une nouvelle dalle de toiture en béton
coiffera le bâtiment. L’isolation choisie
sera périphérique, avec des crépis minéraux à base de chaux.
Tout
en sobriété
Le projet intègre de nombreux principes du développement durable, notamment au
plan de la gestion des eaux et de la production photovoltaïque. Il se distingue
par sa sobriété architecturale, a relevé le collège d’experts chargé de départager
les dossiers déposés dans le cadre du MEP. Place à la réalisation, pour un montant
estimé à 22 millions de francs.