La rénovation de deux collèges de Lausanne affronte les surcoûts
L’ouverture des établissements du Belvédère et de Saint-Roch n’a pas tout soldé. Même si les factures ont été honorées, la Municipalité de la capitale vaudoise doit repasser par le verdict des élus pour prendre acte des difficultés économiques et techniques de ces deux projets.
Crédit image: Ville de Lausanne, Vincent Jendly
Le collège du Belvédère a été sensiblement transformé, mais la réalité du terrain a plombé la gestion financière de ces travaux.
La capitale vaudoise joue décidément de malchance dans ses investissements en faveur de la rénovation de ses plus vieux établissements scolaires. Due à différentes raisons économiques et techniques, la modernisation des collèges du Belvédère et de Saint-Roch affronte de nouveaux dépassements de crédits. Soit près d’un million pour le premier et de plus de deux millions pour le second.
Risques
sous-évalués
La Municipalité invoque le contexte international des années passées et
plusieurs imprévus de chantier pour justifier ces surcoûts. Si certains risques
identifiés au début des chantiers de rénovation, d’autres sont venus compliquer
la gestion financière de ces deux projets. Les solutions transitoires adoptées
pour les élèves pendant les travaux ont aussi pesé sur la facture finale. De
manière générale, les éléments budgétés au plus juste au moment de l’élaboration
des projets se sont heurtés à la réalité du terrain.
Retards
et TVA
Dans le cas du Belvédère, collège rénové pour plus de 20 millions de francs,
les aléas du chantier et la pandémie sont venus alourdir la note. En plus d’un
changement du taux de TVA. Les retards causés par le Covid-19 et la décision de
la pose de lavabos dans les salles de classes – imposée à la suite de la
pandémie - ont aussi pesé sur le bilan financier final. Toutefois, le projet s’est
bien terminé et toutes les factures ont été honorées. Reste cependant au
Conseil communal lausannois à confirmer l’engagement de 840'000 francs pour solder
le tout.
Empêtré
dans les impondérables
Le cas du collège de Saint-Roch – le plus vieux de Lausanne – confirme aussi
que la gestion des imprévus peut se révéler délicate. Les 2,1 millions demandés
aujourd’hui pour un projet pesant 17 millions au moment de son vote en 2019 sont
imputables à divers imprévus de chantier, doit la découverte de sépultures sur
place, divers travaux d’adaptation aux attentes du maître d’ouvrage ou à la
hausse extraordinaire du prix des matériaux. Les travaux sur ce bâtiment construit
en 1874 se sont révélés plus complexes que prévu, notamment à cause de l’exiguïté
du site. Un recours a même retardé les interventions de menuiserie sur le site.
Le Conseil communal lausannois devra donc avaliser ces surcoûts deux ans après
l’inauguration du nouveau bâtiment.