A Genève, on abat bien les arbres... dangereux et souffrants
Genève prévoit de planter plus de 350 arbres, mais
certains specimen doivent être abattus en raison de risques pour la sécurité,
notamment plusieurs arbres emblématiques du centre‑ville.
Malgré les efforts de préservation, un hêtre vandalisé à Saint‑Jean
et un tilleul dépérissant à la place de la Navigation doivent être abattus car
leur structure est devenue dangereuse.
Crédit image: Wikimedia Commons, travail r, Sylvain VuilleumierCC BY-SA 4.0.
Des arbres dangereux sont destinés à être abattus notamment à la place de la Navigation et dans d’autres secteurs de la ville de Genève.
En milieu urbain, la gestion du patrimoine arboré
genevois devient de plus en plus complexe: pollution, manque d’espace,
vandalisme et changements climatiques engendrent le dépérissement prématuré de
nombreux arbres. Le Service des espaces verts (SEVE) entreprend diverses
démarches (haubanage, paillage, taille, installation de barrières…) et suit
minutieusement l’évolution des arbres pour les préserver aussi longtemps que
possible et retarder au maximum les coupes. L'abattage reste une mesure prise
en dernier ressort lorsqu’aucune autre intervention ne permet d’assurer la
viabilité de l’arbre et qu’il y a un danger pour les usagers de l’espace
public.
Risque pour la sécurité publique
Un hêtre pleureur de la promenade de Saint-Jean devra être abattu pour des
raisons de sécurité publique. Le 30 avril dernier, cet arbre remarquable a été
victime d’un acte de vandalisme, identifié comme un incendie criminel, ayant
provoqué d’importantes brûlures au niveau du tronc et des principales branches
charpentières. Lors d’un des contrôles de suivi de son état, l’apparition de
fissurations au niveau de l’embranchement principal, révélant une fragilisation
structurelle majeure, a été constatée. Un diagnostic sanitaire approfondi a été
effectué par un bureau indépendant afin d’évaluer le niveau de risque pour les
usagers du parc. Les conclusions de l’expertise sont sans appel: «il n’existe
pas de possibilité technique permettant de maintenir cet arbre à court terme
avec un risque de dommage acceptable».
Le SEVE rappelle son attachement à la préservation du
patrimoine arboré, et souligne que cette décision, difficile, résulte de
comportements malveillants qui sont en augmentation depuis plusieurs années.
Pour rappel, un platane à Baby-Plage a également dû être abattu à la fin du
mois de janvier pour les mêmes raisons.
Sur la place de la Navigation, un tilleul argenté
présente un fort dépérissement irréversible. La réduction de certaines branches
avait permis de réduire le risque de rupture de ses axes principaux, mais la
dernière expertise montre que la qualité du bois s'est altérée rapidement,
nécessitant une intervention urgente.