Nouvelle gouvernance régionale pour les eaux du bassin lausannois
Les communes du bassin versant de la station d’épuration de Vidy ont validé la création d’une association pour remplacer un système éclaté de conventions. Cette nouvelle entité assurera l’exploitation et le financement de ces infrastructures intercommunales.
Crédit image: Ville de Lausanne
16 communes et Lausanne se regroupent pour unifier la gestion de leurs eaux transitant vers leur station d'épuration.
La station d’épuration des eaux usées (STEP) de Vidy traite les eaux d’un bassin de population de plus de 260’000 habitants, répartis sur 17 communes. Le réseau d’évacuation des eaux menant à ces installations était géré par 60 conventions, entente intercommunale et collaborations informelles. Il ne l’est plus désormais, grâce à la constitution d’une association.
Un engagement collectif
L’ancien système rendait difficile une coordination optimale des
investissements, de l’exploitation et des mesures de protection de
l’environnement à l’échelle régionale. Face à ces enjeux, les Municipalités des
communes membres de la Commission intercommunale de la STEP de Vidy (CISTEP)
ont engagé un processus commun visant à simplifier la gouvernance, à améliorer
la planification et à assurer un financement durable des équipements
intercommunaux. Ce travail a abouti à la création, effective au 1er janvier
2027, d’une nouvelle association de communes. Cette dernière aura pour mission
d’assurer l’exploitation, l’entretien, le renouvellement et la construction des
installations intercommunales d’évacuation des eaux usées acheminant les eaux
vers la STEP de Vidy.
82 km de conduites
L’aire concernée comprend environ 82 km de collecteurs intercommunaux, ainsi
que des ouvrages spéciaux tels que stations de pompage, stations de relevage,
déversoirs d’orage et bassins de rétention. Ces équipements, qui représentent
environ 10 % du linéaire total des réseaux d’évacuation, seront transférés
gratuitement à l’Association, sans reprise des fortunes ou dettes existantes.
Les communes restent propriétaires et en charge des réseaux communaux
d’évacuation.
Le modèle de financement retenu distingue les coûts d’exploitation, répartis selon une clé mutualisée basée sur les volumes d’eau acheminés à la STEP, et les coûts d’investissement, répartis selon une clé dite « causale », fondée sur l’utilisation effective des installations par les communes concernées.
Le plafond d’endettement de l’Association est fixé à 80 millions de francs, et celle-ci sera autofinancée par les taxes communales affectées. Le personnel de l’Association sera administrativement rattaché au Service de l’eau de la Ville de Lausanne.