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Un campus zurichois puise son énergie dans la chaleur ambiante du sous-sol

Teaserbild-Quelle: ETH Zurich

Plutôt que se raccorder à un réseau à distance ou recourir à la géothermie profonde, le campus Hönggerberg de l’ETH Zurich a opté pour un approvisionnement énergétique local par anergie. Le procédé utilise la chaleur naturelle du sous-sol sans émettre de dioxyde de carbone.

Anergie Zh 3

Quelle: Broschure «Die Energie von morgen», Division Immobilier, ETH Zurich

L’anergie a tissé sa toile dans tout le campus.

L’autonomie énergétique se développe dans beaucoup de projets de construction en Suisse, et les instituts de recherche sont particulièrement au front de la lutte contre le réchauffement climatique. Ainsi le campus Hönggerberg de l’ETH Zurich a-t-il foré sa montagne pour couvrir 90% de ses besoins énergétiques par 400 sondes à chaleur terrestre totalisant 82 km de distance. Un vrai emmental au service de l’écologie.

Le procédé est simple, détaille l’ETH Zurich dans un  communiqué. L’approvisionnement énergétique des bâtiments du campus se fait via un réseau d’anergie. Un stockage dynamique de la chaleur dans le sous-sol se sert à la fois du froid de l’hiver et du chaud de l’été. Trois champs souterrains emmagasinent de l’énergie disponible en toute saison, cela sans émettre de dioxyde de carbone. Il ne reste dès lors qu’à se servir !

Anergie ZH 2

Quelle: ETH Zurich

L’énergie nécessaire est stockée dans le sous-sol à des températures peu élevées.

Le système a été préféré à la géothermie ou le raccord à des installations de chauffage à distance. Le campus Hönggerberg de l’ETH Zurich alimente ainsi la majorité de ses 30 bâtiments en énergie, pour une population de 12000 étudiants. Soit une consommation annuelle de 77 GWh en tenant compte des futures innovations.

Une solution d’avenir
Wolfgang Seifert, le professeur responsable du projet, souligne que l’anergie convient particulièrement  à des complexes de bâtiments semblables à son campus. Surtout s’ils sont rénovés. « Il est ainsi plus simple de compter sur des ressources énergétiques locales, m’même si les températures du sous-sol ne dépassent pas 32 degrés, explique-t-il. Le réseau ne fonctionne de plus que si les besoins en chaleur et en refroidissement sont équivalents ».

Développé depuis presque vingt ans, ce mode d’approvisionnement énergétique est promis à un bel avenir. Surtout lorsque les occupants du campus zurichois travaillent en étroite collaboration, souligne l’0ETH Zurich. D’ici 2040, l’écologie régnera sur la consommation d’énergie, conclut Wolfgang Seifert. (D’après Laura Scheiderer/ETH Zurich)

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