Argovie tient à introduire une touche artistique sur ses chantiers
Le Conseil d’Etat argovien maintient le financement d’œuvres d’art dans ses projets d’infrastructure une motion de l’UDC qui voulait y mettre fin. Il juge les coûts minimes et promet davantage de transparence en les indiquant séparément dans les futurs crédits.
Crédit image: www.1000-stimmen-tunnel-aarburg.ch
Le tunnel aux 1000 voix d'Aarburg est l'un des deux seuls objets réalisés en Argovie au cours des vingt dernières années.
Le Conseil d'Etat du canton d'Argovie maintient sa pratique consistant à embellir ses projets d'infrastructure tels que les ponts ou les tunnels avec des œuvres d'art. Il fonde cette pratique sur la loi cantonale sur la culture. C'est pourquoi il rejette également une motion du groupe UDC qui souhaitait mettre fin à cette pratique et économiser les fonds dépensés. Le Conseil d'Etat souligne toutefois la valeur culturelle et le faible coût de ces objets d'art.
Transparence avant tout
Le gouvernement argovien relativise la question des coûts. Si l'art engendre
des coûts supplémentaires, ceux-ci sont toutefois très faibles par rapport au
volume total des investissements, selon le gouvernement. Pour deux projets à
Aarburg et à Staffelegg, les contributions artistiques ne représentaient
respectivement que 0,41 et 0,46 % ou 393'000 francs de leur coût total.
Coûts
minimes constatés
Par rapport au volume total des investissements dans les travaux publics, qui
s'élève à environ 3,1 milliards de francs au cours des deux dernières
décennies, la part consacrée à l'art est donc très faible. De toute façon, dans
le domaine des travaux publics, l'art se limite aux nouvelles constructions et
aux transformations importantes de ponts, de places, de tunnels dans les zones
urbaines et de contournements de localités.
Pour assurer encore plus de clarté à l'avenir, le Département argovien des constructions, des transports et de l'environnement va adopter une pratique issue du secteur du bâtiment: les contributions pour l'art dans l'espace public devront être indiquées séparément dans les crédits des futurs projets. Le gouvernement souhaite ainsi continuer à tenir compte de la mission de la loi sur la culture tout en créant la transparence financière nécessaire.