L’économie circulaire fait encore des pas trop timides

Teaserbild-Quelle: EPFL, association rebuilT

Le béton continue de titiller l’imagination des chercheurs soucieux de lutter contre le réchauffement climatique. La Haute école genevoise du paysage, d’ingénierie et d’architecture pilote ainsi un programme voulant étendre le réemploi des matériaux de démolition.


rebuilT Ecublens

Crédit image: EPFL, association rebuilT

A l’instar du programme ReBuilT, mené dans l’Ouest lausannois, la réutilisation de dalles provenant de la déconstruction obéit à des critères à la fois techniques et économiques.

A l’heure de l’assainissement de structures de béton, le réemploi prend tout son sens, rappelle la Haute Ecole genevoise du paysage, d’ingénierie et d’architecture (Hepia). Mais la réutilisation de dalles provenant de la déconstruction de bâtiments reste encore trop timide. L’école dirige donc le projet CUT, qui vise à revaloriser les ressources des anciens matériaux et diminuer l’empreinte carbone du bâtiment.

Un mauvais élève
Ce secteur fait encore figure de mauvais élève, même si de nombreux projets entendent conjurer ce mauvais sort. L’utilisation du ciment est surtout tenue pour responsable des émissions des gaz à effet de serre. Justement parce que sa production libère d’importantes quantités de dioxyde de carbone.

Le sciage reste coûteux
Avec différents partenaires, dont l’EPFL, l’Hepia se penche sur le réemploi des dalles de béton, déconstruites par sciage dans des ouvrages en fin de vie. Elle souligne le caractère onéreux de cette première étape de recyclage. Les éléments à réutiliser sont donc les plus grands possibles, dans la limite de leurs capacités de levage et de transport. Tout en restant en accord avec leur destination finale dans un nouveau bâtiment en construction.

Des granulats sans extraction
Le réemploi ne peut intervenir qu’en cas de déconstruction. La structure en fin de vie est démolie en gros fragments qui sont ensuite concassés en granulats pour fabriquer le nouveau béton. La méthode remplace les matériaux extraits de gravières. Les ressources naturelles sont ainsi préservées, même si l’empreinte carbone du procédé reste similaire à celle générée par leur extraction.

Plaidoyer pour une meilleure planification
L’Hepia et ses partenaires plaident aussi pour une meilleure planification des chantiers en intégrant leur phase de déconstruction. Soit pour une réduction et une optimisation des coûts. Le programme souligne cependant le manque d’acteurs économiques spécialisés dans le prélèvement des éléments de béton, leur stockage, leur certification et leur réutilisation.


Autres articles intéressants

Annonces

Profils d'entreprises

NOE Schaltechnik GmbH

Trouvez facilement et simplement des contacts avec des artisans et des fabricants grâce aux nouveaux profils d'entreprise.

Rapports

construction-report

Les nouveaux rapports de Batimag

En plus de Batimag Project Categories (qui s'appelait auparavant Batimag Analyse), vous recevrez dès maintenant deux tout nouveaux rapports en complément. Découvrez ici ce que Batimag Top Players et Batimag Regional Projects ont à vous offrir - comme d'habitude de manière numérique, concise et graphique.

Dossiers

Bois

Bois

Le bois dans tous ses états

S'abonner à la newsletter.

newsico

Avec la Newsletter-Batimag, vous recevez régulièrement des nouvelles pertinentes et indépendantes sur l'actualité de la construction en Suisse et dans le monde.