L’EPFL veut accélérer la construction durable en misant sur l’existant
Le ciment semble être le responsable de tous les maux d’une construction écologique, affirment les chercheurs d’Ecublens. Cependant, ils estiment qu’il ne faut pas chercher midi à quatorze heures pour pallier ces inconvénients. Le remplacement du clinker est notamment préconisé.
Crédit image: EPFL
La production de béton durable (ici avec de l’argile) doit être davantage encouragée.
Recherchant des alternatives à l’utilisation de ciment dans la construction, l’EPFL veut réduire les émissions de gaz à effet de serre en misant sur le développement des techniques existantes. Une étude remet ainsi en question la production traditionnelle de matériaux utilisation pour la création de logements ou d’infrastructures. Elle rappelle que le développement durable et le réemploi ne constitue qu’une stratégie parmi d’autres dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Le
bois ne suffit pas
Les chercheurs du Laboratoire des matériaux de construction de l’EPFL sont en
effet d’avis que le bois ne saurait relever à lui seul tous les défis écologiques
lancés au secteur. Se reposer sur les techniques déjà disponibles représente déjà
une avancée significative. Mais celles-ci doivent encore se développer et s’améliorer
pour atteindre les objectifs climatiques voulus par le politique. L’innovation
joue un rôle central dans cette évolution, affirme un article publié par l’EPFL
en compagnie de plusieurs partenaires européens.
Sus
aux déchets de ciment
La construction durable permet de réduire les émissions de carbone des matériaux
à base de ciment ou d’acier de 73%, ont calculé les chercheurs d’Ecublens. Ces
techniques incluent des conceptions structurelles plus efficaces et des pratiques
de production de béton plus avares en déchets. Le recyclage des matériaux alimenté
par de l’électricité renouvelable enfonce le clou. L’EPFL va encore plus loin
en préconisant le remplacement du clinker, principal responsable des émissions,
par des matériaux cimentaires à faible teneur en carbone.
La décarbonation
n’est pas une ennemie
L’EPFL
n’entend pas détenir la panacée. Mais elle affirme que la construction de
logements et des infrastructures peut parfaitement se développer en tenant compte
d’une décarbonation généralisée des matériaux. Non seulement dans des régions précarisées
du monde, mais aussi dans les pays industrialisés.