L’Empa plaide pour la pérovskite pour développer le solaire
Ces nouvelles cellules photovoltaïques ont de la peine à s’imposer sur le marché, constatent les chercheurs de Dübendorf. Ces derniers misent sur leur stabilité et leur résistance pour conjurer ce mauvais sort. Ils ont ainsi basé leurs investigations sur de nouveaux types de matériaux.
Crédit image: Empa
La combinaison silicium-pérovskite sur des couches minces vise à améliorer la stabilité de la cellule solaire.
Il y a parfois un gouffre entre une recherche de qualité et ses débouchés sur le marché. Le Laboratoire de recherches sur les matériaux (Empa) le reconnaît volontiers. Surtout lorsqu’il s’agit de se battre sur le front du développement du photovoltaïque. A cet égard, le développement des cellules solaires en pérovskite est une piste à suivre, expliquent les chercheurs de Dübendorf à l’appui de l’élaboration de deux nouveaux matériaux.
Faiblesses
techniques à éradiquer
Le développement des cellules solaires a atteint son apogée il y a vingt ans, avec
l’emploi du silicium comme matériau de base. Cet essor s’est ensuite effondré à
cause de procédés de fabrication coûteux. D’où la recherche de nouveaux matériaux,
et notamment celle de cellules à pérovskite. Si ces dernières sont au point, elles
ne sont pas encore concurrentielles, relève l’Empa. Elles ne sont de plus pas
encore très stables, notamment en matière environnementale. Malgré les très nombreuses recherches, ces
faiblesses risquent d’en sonner le glas.
Crédit image: Empa
Les modèles à base de silicium souffrent encore de procédés de fabrication trop coûteux, constatent les chercheurs de Dübendorf.
Pour conjurer ce phénomène, l’Empa souhaite un peu plus d’ouverture de la part de l’industrie. Ses chercheurs recommandent de se concentrer sur la résistance et la stabilité du matériau plutôt que la recherche effrénée de meilleurs rendements. Par rapport aux hautes écoles, le Laboratoire de Dübendorf a une longueur d’avance, car il est plus proche des milieux économiques et intègrent la commercialisation de ses recherches plus tôt. Le silicium n’étant pas le meilleur conducteur pour les cellules solaires, la pérovskite offre de meilleurs découchés, affirme l’Empa.
Des
matériaux plus concurrentiels
Via le spin-off Perovskia Solar, l’Empa s’est donc concentré sur la fabrication
et la commercialisation de cellules solaires en pérovskite. Ses chercheurs se
sont concentrés sur des couches de plus en plus minces pour concurrencer les
modèles traditionnels en silicium. Sans pour autant abandonner les plus vieux
modèles, qui peuvent être combinés avec de la pérovskite. Ne reste plus qu’à
décider un marché devenu prudent par l’explosion de la demande à cause de la lutte
contre le réchauffement climatique par la transition énergétique.