09:02 PROJETS

Deux villes impriment les premiers ponts en 3D

En Espagne, au nord de Madrid, vient d’être inauguré le premier pont en béton au monde imprimé en 3D. Amsterdam est en train de construire le premier pont en 3 D en acier. Si les ouvrages sont modestes en taille, leur technologie, elle, est révolutionnaire.

La ville d’Alcobendas, près de Madrid, est la première au monde à disposer d’un élément de génie civil imprimé en 3D. Il s’agit d’une passerelle qui enjambe un ruisseau dans le parc Castilla la Mancha. Ce pont a été imprimé en 3D avec du béton. Il mesure 12 m de long pour 1,75 m de large. Il a été imprimé sur place grâce aux équipements de l’entreprise Acciona. En utilisant cette technique, l’entreprise a pu proposer un ouvrage plus léger et plus résistant grâce aux prouesses architecturales que permet ce type de construction par impression 3D. Il aura fallu 1 an pour développer ce projet et faire d’Alcobendas une ville pionnière dans le monde.

En béton en Espagne

La passerelle est fabriquée à base de poudre de béton avec une imprimante spéciale, la D-shape, constituée d'un cadre de 4m x 4m qui permet de construire un élément en fonction du projet qu'on veut réaliser. La D Shape a une sorte de grosse tête d'impression qui dépose le béton couche par couche.

Le pont de Madrid est fait de 8 morceaux et on a incorporé au béton des fibres de polypropylène, une sorte de plastique, pour éviter qu'il ait un aspect trop rugueux. Ensuite les différentes parties ont été assemblées. Côté esthétique, les constructeurs se sont inspirés de ce qu'on appelle l'architecture organique, proche de la nature. Les parapets du pont ressemblent à un enchevêtrement de branches d'arbres. L'un des intérêts de l'impression 3D est de pouvoir réaliser des formes complexes.

En acier à Amsterdam
Au printemps 2017, un deuxième pont imprimé en 3D verra le jour à Amsterdam. Il ne sera pas en béton mais en métal.

Pour le réaliser, il faut aussi une imprimante spéciale qui est un peu le croisement d'un bras robot articulé et d'un gigantesque fer à souder. L'imprimante dessine le pont en 3D dans l'espace. Ce pont est fait de tubulures en métal qui s’entrecroisent et qui prennent vie au fur et à mesure que le métal liquide jaillit du bout du bras articulé et durcit immédiatement.

Commandés par un logiciel Autodesk, ces robots jusqu’à présent utilisés pour imprimer en 3D de petites structures complexes devraient donc pour la première fois sortir de leur entrepôt pour donner naissance à une structure de plus grande échelle. Une technique qui non seulement permettrait aux entreprises de se passer d'échafaudages mais aussi d'éviter aux hommes les zones à risques en envoyant simplement les robots.

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