Genève relie Lancy à son Bois de la Bâtie par une passerelle neuve
Cet ouvrage de 27 m franchit désormais le vallon du Nant‑Manant, offrant un itinéraire plus direct et sécurisé aux abords de la Cité de Calvin. Les travaux de renaturation opérés en 2025 ont déjà prouvé leur utilité.
Crédit image: Lionel Devaux / Ville de Genève.
Enjambant le ruisseau du Nant Manant, la construction rétablit un itinéraire de mobilité douce.
Les autorités des Villes de Lancy et de Genève ont récemment inauguré une nouvelle passerelle reliant le chemin du Fief-de-Chapitre au Bois de la Bâtie. Réalisé dans le cadre de la renaturation du Nant Manant, ce nouvel ouvrage de 27 m de portée est voué aux mobilités douces. Il a aussi été conçu pour franchir l’ensemble du vallon sans appui intermédiaire.
La nouvelle structure améliore considérablement les conditions de déplacement. En franchissant directement le vallon, elle supprime le dénivelé imposé par le cheminement actuel et offre aux piétons et cyclistes un parcours plus direct, plus confortable et plus sécurisé. Sa largeur accrue permet par ailleurs une meilleure cohabitation entre les différents usages.
Des
liaisons renforcées entre nouveaux quartiers
La réalisation de cette passerelle s’inscrit également dans une volonté de
renforcer les liaisons de mobilité douce entre Lancy et Genève. La structure
sera directement connectée à la promenade Nicolas-Bouvier, assurant ainsi la
continuité du cheminement entre le quartier de la Chapelle, à Lancy, et le Bois
de la Bâtie. Réalisée dans le prolongement du premier projet d’agglomération
franco-valdo-genevois, la promenade Nicolas-Bouvier traverse plusieurs parcs
publics en conservant une position en hauteur. Elle constitue un itinéraire
privilégié pour les piétons et cyclistes et permet de mettre en réseau
plusieurs quartiers de Lancy — Tivoli, Surville, Pont-Rouge, Le Bachet et La
Chapelle — avec le Bois de la Bâtie.
Le
Nant Manant fait ses preuves
La réalisation de cet ouvrage s’ancre dans un projet plus vaste de renaturation
et de sécurisation du ruisseau du Nant Manant qui s’est achevé au printemps
2025, après environ une année de travaux. Le projet visait notamment à réduire
les risques de débordement de ce cours d’eau urbain, dont le débit peut passer
de quelques filets d’eau en été à près de 2 m³ par seconde lors de forts
orages. Cela provoquait de fréquents débordements jusque sur la route de Chancy
et au carrefour des Deux-Ponts.
Protection
face aux crues
Le premier test grandeur nature, lors de l’orage du 29 juin dernier, s’est
révélé concluant: aucun débordement n’a été constaté, malgré une grille de
filtration fortement sollicitée par les branchages. Sans modifier les apports
d’eau en amont ni les dimensions des canalisations en aval, les aménagements
réalisés permettent ainsi de diminuer la force et la vitesse de l’eau. Au-delà
de la sécurisation hydraulique, le projet a également permis de redonner de la
place à la nature. Plus de 400 m² d’espace auparavant occupés par le
cheminement ont été rendus au milieu naturel et rapidement colonisés par la
végétation forestière.