La construction de 15 éoliennes à Grandsonnaz reçoit son feu vert
Un deuxième parc éolien va pouvoir être en construction sur les hauteurs de Grandson (VD). Les opposants concentreront leur combat sur l’obtention des meilleures mesures de compensation possibles. Les Services industriels genevois, porteurs du projet, vont ainsi pouvoir planifier les travaux.
Crédit image: Parc éolien de la Grandsonnaz/SIG
15 mâts supplémentaires sont prévus sur les crêtes au nord du lac de Neuchâtel.
La construction de six éoliennes au nord de Sainte-Croix (VD) a ouvert une brèche dans le combat des opposants aux parcs éoliens sur les crêtes vaudoises et neuchâteloises du Jura. Et c’est un troisième projet qui reçoit son vert, pour une quinzaine de mâts prévus dans le secteur de Grandsonnaz, au-dessus de Grandson, révèle Arcinfo. Les associations Helvetia Nostra et Pro Natura renoncent en effet à faire recours au Tribunal fédéral, et les travaux portés par l’entreprise Ennova et les Services industriels genevois ne rencontrent plus d’obstacles de procédure.
Les
crêtes, terrain pour les mâts
La construction d’aérogénérateurs sur les crêtes du Jura est combattue depuis près
de trente ans. Souvent au nom de la protection du paysage. Certaines voix se
sont aussi fait entendre pour dénoncer cette transformation des crêts à des
fins industrielles, arguant que le développement de l’énergie éolienne ne
saurait préserver l’intégrité de la zone. A ce jour, seuls les parcs de Sainte-Croix
et du Mont-Crosin – ce dernier est le plus ancien de Suisse - sont désormais en
fonction dans un secteur allant du Jura bernois à la Vallée de Joux. Les trois
mâts de La Joux-du-Plâne (NE) et les 19 aérogénérateurs du Mont-de-Buttes (NE)
ont aussi reçu leur feu vert administratif.
Planification
à affiner
Les SIG et Ennova peuvent donc planifier la construction des 15 éoliennes de
4,2 MW chacun, prévues sur les hauteurs de Grandson dans une zone peu peuplée
et utilisée surtout par les agriculteurs et les randonneurs. Ils ont toujours qualifié
leur projet de raisonnable. Le futur parc éolien comprend les mâts d’une hauteur
de 150 m. Il pourra normalement être mis en service en 2029, après 18 ans de
discussions et de procédures diverses. Ses opposants n’ont pas baissé les bras,
et vont se concentrer sur l’obtention des meilleures mesures de compensation
possibles.
Fribourg
vent debout
La fronde anti éolienne n’est pas éteinte pour autant en Suisse romande.
Plusieurs communes fribourgeoises avouent leur hostilité à accueillir des parcs
de cette nature sur leur sol. A Neuchâtel, le plus vieux projet – celui de La
Vue-des-Alpes-Tête de Ran, est toujours englué dans les procédures, près de trente
ans après avoir été lancé. Les Franches-Montagnes (JU) disposent de plusieurs
sites déjà en activité. Quant à Genève, l’exiguïté du territoire a conduit à un
développement à l’extérieur du canton. Une initiative pas toujours bien
appréciée localement.