La corrosion des bassins lausannois de Mon-Repos plus importante que prévu
Cela devient une litanie dans les investissements de la capitale vaudoise. Les crédits de transformations et de rénovations se heurtent de plus en plus à la réalité du terrain. Cela provoque des travaux urgents et des surcoûts. Au tour de la piscine de Mon-Repos de les financer.
Crédit image: Ville de Lausanne
Pendant leur rénovation, les installations ont provoqué quelques travaux supplémentaires qu’il s’agit aujourd’hui de solder.
La rénovation des biens publics lausannois continue son cortège de mauvaises surprises. Le chantier de transformation des installations de la piscine de Mon Repos a en effet révélé des défauts techniques assez importants pour justifier une rallonge de près de 2 millions. En cause, une fragilité des armatures des zones publiques et des bassins, ainsi que des fuites d’eau qui ont invité le maître d’ouvrage à envisager des travaux complémentaires au projet voté en 2022.
Un
rattrapage financier nécessaire
Il s’agit actuellement de financer ces divers surcoûts qu’un bilan initial de l’été
de la piscine construite en 1972 n’a pas pu révéler. La fin du chantier a aussi
établi que des aménagements de sécurité manquaient dans le crédit initial. C’est
donc une opération de rattrapage financier que Lausanne entreprend aujourd’hui,
pour solder son projet de transformation du site de natation de Mon-Repos.
Armatures
fragilisées
C’est au début de 2023 que diverses armatures de l’ouvrage ont présenté des
signes de corrosion avancée. Il a fallu assainir et étanchéifier en urgence la
zone de la mezzanine et des toilettes publiques. Le pourtour des bassins a
aussi été au centre de ces interventions imprévues. Les plafonds acoustiques
ont aussi montré des traces de corrosion. Certains de leurs éléments menaçaient
de se détacher et de s’effondrer. L’entier du circuit de l’eau de la piscine a
aussi été assaini et mieux isolé, avec la pose de nouvelles conduites en acier
inoxydable.
Le projet de départ souffrait aussi de plusieurs lacunes, notamment en matière de sécurité. Il a fallu mettre en conformité l’éclairage de secours, ainsi que les barrières et main-courantes de la mezzanine. Ces travaux sont venus alourdir la facture d’une transformation axée sur une meilleure accessibilité pour les personnes à mobilité réduite.