La traversée autoroutière de Fribourg prépare sa mise en tranchée couverte
La Confédération a fini par engager le projet de couverture complète de l’A12 entre Givisiez et Granges-Paccot. Le fruit de ses études sera mis à l’enquête dans quelques semaines. La Confédération entend favoriser le développement d’une capitale fribourgeoise coupée en deux.
Crédit image: Google, Airbus, Landsat / Copernicus, Data SIO, NOAA, U.S Navy, NGA, GEBCO
La Confédération entend végétaliser un maximum l’espace qui pourrait être libéré par son projet.
Fini le temps où les autoroutes coupaient en deux les villes et leur expansion. Fribourg caresse depuis longtemps le rêve de couvrir l’A12 entre Givisiez et Granges-Paccot. L’Office fédéral des routes a capté les vertus de ce projet routier dont le coût est estimé à 200 millions. Il le mettra à l’enquête à la fin de l’été.
La procédure ne vise pour l’instant qu'à mettre une autoroute en souterrain en lieu et place de la tranchée à ciel ouvert actuelle. Mais les appétits des urbanistes et des acteurs de la construction sont déjà décuplés, avec la perspective de pouvoir aménager de nouveaux espaces publics dans l’espace devenu libre en surface. L’Ofrou a pris son bâton de pèlerin pour expliquer son projet de couverture aux riverains concernés par son projet.
Espaces
publics prévus
Le projet a fini par séduire. Il était un moment prévu de construire de simples
murs anti-bruit le long de l’autoroute, mais le canton et la Ville de Fribourg
ne l’ont pas entendu ainsi. Le développement de l’agglomération aidant, les
collectivités locales ont voulu créer de la place en surface. Notamment pour créer
de nouveaux espaces publics et itinéraires de mobilité douce. Le tronçon à
recouvrir mesure plus de 1,2 km.
La fin de ce chantier titanesque n’est de toute façon pas envisageable avant 2034. Mais le projet a déjà franchi plusieurs étapes et été revu à quelques reprises. Il faudra encore que le canton et la Ville de Fribourg imaginent ce qui pourrait être aménagé sur cette couverture. Des espaces végétalisés et des cheminements de mobilité douce tiennent la corde.