Lausanne relance l’idée d’un tunnel piéton entre sa gare et Le Flon
La Municipalité de la capitale vaudoise en ajoute une couche en déposant un premier préavis pour créer cette liaison piétonnière soumise il y a deux ans au Grand Conseil par voie de motion. Les piétons pourraient ainsi profiter de tapis roulants souterrains.
Crédit image: Spsmiler, CC_BY-SA_4.0
La gare doit proposer un autre accès à celle du Flon que celui par métro, soutiennent les tenants de ce projet de mobilité douce.
Depuis la construction du m2 lausannois, le sous-sol de la capitale vaudoise commence à être bien connu. Et les travaux exploratoires de la création de la ligne en direction de la Blécherette renforcement l’idée que le trafic de mobilité douce peut aussi passer par-dessous, dans le secteur situé entre la gare et le Flon. Le projet est aujourd’hui relancé par un préavis municipal, révèle 24Heures. Alors que le début politique a été vif au plan cantonal également.
Le
métro est engorgé
Le secteur est en effet congestionné. Le site du Flon s’impose comme nœud de
transports publics absolument primordial. Justement parce qu’il connecte le
réseau de métro avec les lignes du futur Tramway lausannois – en directions de
Renens et de Villars-Sainte-Croix- et du LEB, en direction du Gros-de-Vaud.
Trajet
sans marcher
Le projet de liaison piétonnière entre le Flon et la gare CFF de Lausanne a été
relancé par les travaux retardés du réaménagement du site des CFF. Son tracé n’est
pas encore déterminé, mais il pourrait s’orienter vers l’est des futures galeries
du métro m2/m3. Les piétons l’emprunteraient à l’aide de tapis roulants, sur
350m environ. Ce système de circulation en continu doit soulager la surfréquentation
des rames du m2. Dans toutefois résoudre totalement celle-ci.
Tout
reste à faire
Tout cela est encore de la musique d’avenir. Même si la Municipalité de
Lausanne estime le coût du projet à une cinquantaine de millions. Il faut
encore déterminer les méthodes de construction et la clé de répartition
financière. De toute manière, les lausannois ne pourront pas profiter de leur
nouveau réseau de transports urbains avant plusieurs années.