Le pompage du lac de l’Hongrin pour le ski passe encore mal
La société des remontées mécaniques de Leysin, des Mosses et de La Lécherette en fait une garantie de survie de son domaine skiable, mais les défenseurs de l’environnement s’y opposent. Les canons à neige alimentés par la retenue d’eau sont à nouveau à l’enquête.
Crédit image: Cottenc, CC_BY-SA_2,5
Les ressources en eau de ce barrage vaudois doivent aussi servir à produire de la neige pour Leysin ou Les Mosses.
Malgré un redimensionnement, le projet de pompage des eaux du lac artificiel de l’Hongrin, dans les Préalpes vaudoises, pour alimenter des canons à neige dans la zone de Leysin et du col des Mosses, se heurte encore à l’opposition des défenseurs de l’environnement. Mise à l’enquête, le projet des remontées mécaniques du domaine skiable (TLML) est certes revu pour répondre à une tempête de critiques, mais Pro Natura entend tout de même le combattre.
Sauvetage
hivernal en jeu
Les défenseurs de l’environnement sont par principe opposés à l’enneigement artificiel.
Au nom de la protection d’un milieu naturel fragile. Ils sont donc insensibles
aux intentions de sauver le ski dans la zone de Leysin, Les Mosses et La
Lécherette par le développement d’enneigeurs.
Revu
à la baisse
Le projet, rétorquent ses promoteurs dans 24Heures, revient à la charge un an après
avoir été abandonné. Des centaines d’oppositions étaient en effet venues le
contrer en 2024. La société des remontées mécaniques soumet donc un projet
révisé. L’eau nécessaire à la production de neige artificielle viendrait du lac
de l’Hongrin, à travers un réseau de conduites de pompage d’une trentaine de kilomètres
de distance. L’eau en surplus doit être rendue au lac artificiel. Les canalisations
prévues doivent aussi alimenter les alpages en été.
Pâturages
à préserver
Les opposants soulignent les risques encourus par les zones de pâturages et de prairies
concernées par l’installation pérenne de ces enneigeurs. Ils plaident pour le développement
d’un tourisme quatre saisons. Comme cela est envisagé aux Mosses. Les promoteurs
l’entendent aussi, en soulignant que le maintien des activités hivernales doit
aussi déboucher sur d’autres offres.