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Le quartier écoresponsable des « Rives de Bramois » pris d’assaut en Valais

Écrit par: Jean-A Luque
Teaserbild-Quelle: Photodrone.pro, Pedro Gutiérrez

A quelques encablures à peine de Sion, le projet immobilier des « Rives de Bramois » a accueilli cet automne ses premiers habitants, propriétaires et locataires. Outre sa situation géographique privilégiée, ce quartier écoresponsable a tout pour plaire : qualité de la construction, élégance, sobriété, mobilité douce et développement durable. Grâce surtout au recours inédit à la permaculture qui, dans le futur, va assurer  fruits et légumes à foison à ses habitants.

Rives de Bramois 1

Crédit image: Photodrone.pro, Pedro Gutiérrez

Les 11 bâtiments de trois niveaux occupent une parcelle de 18’000 m² dans un cadre enchanteur au pied des montagnes et à moins de dix minutes du centre-ville de Sion.

A sept minutes à peine de la gare de Sion – moins de 4 kilomètres –, près de 250 nouveaux habitants prennent actuellement possession de leur nouveau logement dans le quartier résidentiel des « Rives de Bramois ». C’est là, à  l’entrée du village éponyme, sur l’ancien site de la menuiserie Astori ravagée par les flammes en 2010, que s’élèvent 11 bâtiments de trois niveaux sur une parcelle d’environ 18’000 m².

Du studio au 5 pièces et demi, les 110 appartements du complexe sont minutieusement conçus pour se fondre dans l’environnement tant au niveau de l’architecture que par le choix des matériaux. La plupart des lots jouissent d’une grande terrasse, d’une loggia ou d’un jardin permettant de profiter du calme et de la vue dégagée sur les Alpes avoisinantes.

Véhicules en sous-sol
Mais ce qui caractérise l’ensemble c’est l’absence totale de véhicules à moteur dans le périmètre du quartier. Il est vrai qu’un sous-sol commun de 6000 m2 est enterré quelques mètres sous la surface et propose 129 places de parking avec sorties piétonnières directes vers chaque immeuble. Le site favorise la mobilité douce en offrant de grands locaux vélos fermés. L’accès aux transports publics se trouve à proximité immédiate.

« C’est un quartier développé exclusivement par Steiner et où nous avons travaillé en entreprise totale, explique Adrien Bolevy, chef de projet aux « Rives de Bramois ». Nous avons voulu faire un complexe fonctionnel et efficace. Les bâtiments sont en béton traditionnel, affublés d’une isolation en laine de roche de 20 cm et des façades ventilées habillées en bois. » A l’image du projet architectural, le chantier a été aussi fonctionnel qu’efficace.

Rives de Bramois 3

Crédit image: Jean-A. Luque

Simple, efficace, fonctionnel. Les artisans ont travaillé à l’ancienne : pas de cuisines ou de salles de bain préfabriquées, tout a été posé et réalisé sur place.

Tout s’est déroulé sans le moindre problème, réglé comme une mécanique horlogère de haute précision. Démarrage des travaux avec les fondations le 5 octobre 2020 : pas de travaux spéciaux. Fin mars 2021 : démarrage du gros œuvre à l’est de la parcelle. Et pendant cinq mois, au rythme d’un bâtiment toutes les deux se-aines, le quartier est sorti de terre. Pour le second œuvre, les artisans ont travaillé à l’ancienne : pas de cuisines ou de salles de bain préfabriquées, tout a été posé, réalisé sur place.

Vieillissement anticipé
« Nous avons beaucoup étudié la maté-rialité, précise le chef de projet. Nous avons voulu marier le béton brut avec le mélèze, vapo traité en façade, ainsi que les garde-corps et embrasures de store en aluminium gris anthracite RAL 7016. Nous avons d’ailleurs anticipé le vieillissement du bois.  Le mélèze va en effet changer de couleur et griser dans le futur. Cela s’accordera  parfaitement avec le béton et le métal. »

« Sur ce projet, nous avons aussi mis l’accent sur la nature et le développement durable, indique encore Adrien Bolevy. Une attention particulière a été apportée au système de production énergétique. La production d’eau chaude et de chauffage est effectuée par énergies thermique – pompes à chaleur air-eau en toitures, dernière génération – et photovoltaïque alimentant ainsi en grande partie les logements et parties communes en électricité via un regroupement de consommateurs propres. Le tout est labellisé MINERGIE  et garantit un confort optimal. » 

Mais ce qui sans conteste constitue l’originalité et le point fort des « Rives du Bramois », ce sont les aménagements extérieurs conçus pour privilégier la convivialité au sein du quartier. Grâce aux jardins collectifs en permaculture et aux conseils d’un spécialiste, les habitants pourront cultiver leurs fruits, légumes et plantes  aromatiques. Des ruches installées sur la parcelle favoriseront la pollinisation des plantations et produiront, en plus, du miel local et bio.

A l’arrivée, ce projet qui combine originalité dans sa conception et tradition dans sa construction se révèle sans conteste un succès commercial.  Il est vrai qu’à 5500 fr / m², l’investissement est intéressant.

Les autres immeubles vendus en PPE, avec des logements de 2 ½ à 5 ½ aux surfaces généreuses de plus de 100 m², ont été  pris d’assaut. Qu’il s’agisse de Genevois à la recherche d’une résidence secondaire ensoleillée, de couples à l’approche de la  retraite qui pensent à l’après-travail ou de familles sédunoises, dont c’est le premier achat, les acheteurs et nouveaux habitants sont tous ravis.

Un retour à la nature

Rives de Bramois 2

Quelle: Jean-A. Luque

Les « Rives de Bramois » s’apparentent à un jardin d’Eden. La production estimée est de 10 à 15 tonnes de fruits par année !

Un projet immobilier, une parcelle constructible, c’est souvent du béton et quelques espaces arborisés pour faire bonne façon. Il est rare qu’un entrepreneur fasse œuvre d’originalité ou de courage pour mettre en valeur son bout de gazon. Mais aux « Rives de Bramois », il faut le souligner, Steiner SA a voulu offrir des terres abondantes et sources de vie. Pour  cela, il a fait le pari de la permaculture en s’associant avec Hubert de Kalbermatten et son entreprise Jardins permanents.

Sur les 18’000 m² de terrain, 12’000 m² sont en surface verte dont 6000 m2 sont consacrés à des plantations de fruits et légumes. Le résultat visé par la permaculture est d’obtenir un système écologiquement sain qui préserve des sols propres et la biodiversité. Et qui procure plaisir et satisfactions à  ses habitants, tant par les récoltes abondantes que par le  retour à la nature que cela implique.

A Bramois, Hubert de Kalbermatten et son équipe ont joué avec les niveaux de la parcelle, tenu compte de l’ensoleillement et du vent pour placer leurs semences, tout dessiné  pour jouer avec les diverses variétés d’arbres, de plantes et de légumes. Des haies séparent les jardins des acquéreurs, y compris avec les autres parcelles des villas avoisinantes. Et tout ce qui est planté est comestible.

Le résultat est digne d’un jardin d’Eden. 200 arbres fruitiers ont été plantés : pommes, poires, prunes, abricots, pêches,  kakis, mûres, framboises, citrons, groseilles, casseilles, cassis, pêches, cerises… La production estimée est de 10 à 15 tonnes de fruits par année ! De quoi faire le bonheur des habitants du quartier et même au-delà.

Mais pour que ce projet fonctionne, il faut que les gens s’approprient les lieux et le développent ensemble avec Jardins permanents. Il est donc prévu que sur cinq ans, Hubert de Kalbermatten forme et transmette son savoir-faire aux propriétaires ou à une éventuelle association qui se créera dans la PPE. A terme, il est imaginé que la parcelle devienne aussi pépinière, un conservatoire d’espèces et de graines. Un vrai projet de développement durable.

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