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Le Temple du Bas de Neuchâtel rajeuni pour les concerts et les cultes

Teaserbild-Quelle: Atelier Serge Grard

Le Temple du Bas de Neuchâtel dévoile ses nouveaux atouts après deux ans de travaux. Avec de nouveaux locaux pour les artistes, un espace d’accueil du public requalifié, une isolation phonique indispensable et surtout une adaptation aux normes de protection incendie les plus sévères, ce lieu de concerts et de culte rassemblera la population au cœur de la zone piétonne. La rénovation a conservé les plus beaux joyaux de cet édifice, notamment son magnifique plafond en bois revalorisé.

Temple du Bas 2

Quelle: Atelier Serge Grard

Le plafond en bois d’origine de la salle de concert est mis en valeur par les couleurs anthracite des fenêtres et des éléments de la tribune supérieure.

L’ancien et le nouveau. Le béton et le bois. Le noir et le beige. Tout dans le nouveau Temple du Bas, à Neuchâtel, est fait de contrastes. Après presque deux ans de travaux, la rénovation de cet édifice du XVIIIe siècle concentre les attentes et les besoins de ses nombreux utilisateurs. Ce qui a obligé l’architecte Serge Grard à adopter une ligne simple et épurée. De manière à mettre en valeur l’ensemble des locaux, du toit jusqu’aux loges et sanitaires du sous-sol.

La Ville de Neuchâtel, en entamant ce chantier en 2019, a voulu renforcer la polyvalence du lieu. A la fois salle de concert, temple réformé, espace de rencontres professionnelles ou amicales, le Temple du Bas joue un rôle rassembleur au cœur de la zone piétonne du chef-lieu. Ses atouts pour cela sont nombreux. Mais son plus beau joyau reste son plafond d’origine en bois, qui éclaire l’ensemble de la salle de concert.

« Nous avons entièrement nettoyé et restauré ces boiseries, explique l’architecte. Leur couleur méritant d’être mise en valeur, nous avons assombri celles des murs intérieurs et éliminé par ponçage le béton de la galerie supérieure aménagée en 1970. Avec l’ajout d’éléments anthracite, les crépis beige et jaunes qui caractérisent le lieu à l’intérieur sont plus harmonieux ».

Symphonie multiple
Une telle vision architecturale neutre répondait aussi aux besoins parfois divergents des utilisateurs. Membres de la paroisse réformée de Neuchâtel, musiciens utilisant les lieux de façon régulière, chacun y est allé de sa symphonie. « C’était notre rôle de mettre toutes ces attentes en musique, sans oublier la principale cause de ce chantier de rénovation », souligne encore Serge Grard.

A savoir, l’adaptation de l’ensemble de l’édifice aux normes de protection incendie parmi les plus sévères en Europe. Toutes les fenêtres de l’édifice ont ainsi été changées. Ce faisant, le maître d’ouvrage a veillé à rappeler la ligne architecturale choisie. Le cadre des fenêtres à triple vitrage est aussi en noir anthracite. Les portes d’entrées ont aussi été remplacées dans les mêmes tons. « Malgré l’expression faussement moulurée de leurs boiseries, elles n’avaient aucune valeur patrimoniale », indique encore l’architecte. Les façades sont également ornées d’oculi dont certains ont été bouchés, soit pour cacher les gaines ou un local technique, soit parce qu’ils n’apportaient rien à l’éclairage intérieur.


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