10:01 PROJETS

L’Hôtel de Ville neuchâtelois retrouve sa splendeur

Après vingt mois de travaux, l’Hôtel de Ville de Neuchâtel, qui date du XVIIIe siècle, présente des façades rénovées et des espaces intérieurs restaurés avec minutie. En parallèle, l’importante rénovation de la Collégiale se poursuit. Des travaux à 3.7 millions pour l’Hôtel de Ville et à 26 millions pour l’église rendent leur superbe aux monuments de la cité.

Un premier crédit de 3.3 millions s’est finalement avéré insuffisant pour rendre leur lustre aux trésors du passé, retrouvés sous l’encrassement accumulé au fil des siècles. Ainsi, au rez-de-chaussée, le péristyle avec ses 28 colonnes, a-t-il retrouvé sa lumière initiale. Cet espace est ouvert au public, des expositions et des événements y sont organisés.

A l’angle sud-ouest se trouve le grand escalier, en grès et en forme de fer à cheval. Sa rampe, restaurée, composée de balustres noir et or, est remarquable, «on n’en trouve nulle part ailleurs de cette qualité», s’exclame le chef de l’Office du patrimoine neuchâtelois Jacques Bujard. Les ferronneries, notamment des espagnolettes, sont enrichies de sculptures de style néo-classique. Dans l’entrée, l’aigle des armoiries de Neuchâtel trône au bas de la balustrade du grand escalier, et resplendit de toute sa dorure retrouvée. Sur les parois ont été restaurées de grandes peintures allégoriques figurant la charité, la justice, la foi et la prudence, «ce qui illustre un bon gouvernement», déclare Jacques Bujard.

Au premier étage, quatre salles boisées, celle de la Charte où on célèbre les mariages, la salle des 40, celle des pas perdus avec ses deux horloges, l’une de Matthias Hipp, datant du XIXe siècle, l’autre toute récente IsoSpring développée par l’EPFL- Microcity.

Sur les anciens remparts

Lorsqu’elle a rénové les façades extérieures, la ville a fait emballer le bâtiment dans une bâche géante, représentant deux immenses étendues d’eau. Une œuvre photographique intitulée Antipodes de Joël von Allmen qui a fait l’unanimité.

Construit sur trois étages, l’hôtel de ville s’appuie sur un premier niveau de calcaire gris. Puis deux étages de pierre jaune d’Hauterive. La façade orientale comprend 8 colonnes typiques du néoclassique. On érige des pilastres plutôt que des colonnes sur la façade ouest. Les frontons montrent, à l’ouest, deux figures ailées symbolisant le commerce et l’abondance. A l’est, l’exécution est considérée comme maladroite. On y voit l’aigle, symbole des armes de la ville, et deux femmes censées représenter Minerve et la Liberté.

«La rénovation de l’hôtel de ville s’inscrit dans le slogan de la ville: art de vivre et innovation», fait remarquer le conseiller communal Olivier Arni. La ville avait pour projet de redonner son lustre d’antan à ce bâtiment destiné, entre autre, à abriter le pouvoir local. «C’est un lieu ouvert sur la cité, on vient s’y marier, voter, on y exerce le pouvoir. C’est aussi un espace de culture et de débat. Cinq ans après la célébration du millénaire de la ville, deux ans après les 800ans de la charte de franchises qui a donné des droits au peuple, en parallèle à la rénovation de la collégiale pour quelque 26millions, la restauration de l’hôtel de ville contribue au rayonnement de la cité.»

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