Nyon sonde son amphithéâtre romain pour mieux le valoriser
La Ville poursuit les études préparatoires à la conservation et à la mise en valeur de son amphithéâtre romain, avec des forages, un géoradar et des essais de matériaux prévus pour les deux prochains mois. Ces investigations servent à garantir la stabilité et la protection du monument.
Crédit image: Musée romain de Nyon
Le site doit bientôt faire l'objet d'importants travaux de réhabilitation.
Mis au jour en 1996, l’amphithéâtre de Nyon, construit au début du IIᵉ siècle, compte parmi les huit amphithéâtres romains découverts en Suisse. Il se distingue tant par ses dimensions — une arène elliptique de 50 m sur 36 m — que par son état de conservation remarquable.
Début avril, deux forages géotechniques seront réalisés en amont de ces vestiges antiques. Conduite sur trois jours, cette opération vise à recueillir les données nécessaires au dimensionnement structurel des futurs travaux de mise en valeur, de consolidation et de protection de ce monument.
Les sondages fourniront également des données hydrogéologiques essentielles à la maîtrise des eaux souterraines, problématiques sur le site depuis l’Antiquité. Une campagne de géoradar d’une journée est également prévue courant avril afin de consolider les données archéologiques. Cet outil de haute précision permet d’explorer les sols sans excavation ni dégradation.
Tests
de matériaux dans l’arène
Début mai, des échantillons de matériaux seront prélevés au cœur de l’arène.
Ces tests permettront d’évaluer, en conditions réelles, les solutions
envisagées pour le réaménagement. L’objectif est de garantir leur qualité, leur
durabilité et le parfait respect des vestiges antiques ainsi que de
l’atmosphère patrimoniale du lieu.
Mis au jour en 1996 et construit au début du IIe siècle, l’amphithéâtre de Nyon figure parmi les huit amphithéâtres romains découverts en Suisse. Site d’importance nationale et classé monument historique, il fait aujourd’hui l’objet d’une reprise complète du dossier scientifique sous la supervision de l’Archéologie cantonale vaudoise et de l’Office fédéral de la culture. Le projet vise à préserver l’authenticité du site tout en le rendant accessible au public, dans la perspective d’un parc archéologique vivant, pleinement intégré à la ville.