Satigny pourra terminer le chantier de son belvédère de bois
Interrompue depuis longtemps, la transformation d’un ancien château d’eau en point d’observation de la campagne genevoise va pouvoir reprendre. Les électeurs de la commune ont accepté à une courte majorité le déblocage d’une rallonge de 700.000 francs.
Crédit image: DR, Fondation de la tour de Choully
Cette tour doit aussi servir d’exemple de valorisation des ressources locales de la construction.
L’argent est toujours le nerf de la guerre. La Fondation de la tour de Choully, à Satigny (GE), peut désormais pousser un gros ouf de soulagement. Son projet de belvédère en bois va enfin pouvoir devenir réalité, huit ans après un première autorisation de construire et une interruption du chantier.
La commune va se doter d’un point de vue unique sur la région genevoise en construisant elle-même une tour d’observation avec plateforme panoramique. La construction doit remplacer un ancien château d’eau datant de 1930 et démonté depuis. La collectivité a engagé le projet avant de le confier à la Fondation de la tour de Choully pour le réaliser. Mais, las, les quelque 5,4 millions nécessaires n’ont à ce jour pas pu être totalement promis et le chantier a été interrompu. Il manque en effet 700'000 francs, et cette somme sera finalement cautionnée par les électeurs.
Crédit image: DR, Fondation de la Tour de Choully
La plateforme offrira un point de vue exceptionnel sur la campagne genevoise.
Le projet se veut architectural et paysager. La tour sera construite majoritairement en bois. Elle comptera une plateforme d’observation perchée à 29 m de hauteur. Sa construction valorisera le savoir-faire des entreprises locales. Les matériaux proviendront des forêts alentours. La tour pourra aussi intégrer des antiennes de télécommunication.
La Fondation devra réunir le restant des fonds. La collectivité ne versera sa contribution que progressivement. Ce système a déjà appliqué plusieurs fois en Suisse romande pour des opérations de valorisation patrimoniale. Malgré ce montage, les référendaires avaient voulu que la commune fasse preuve de davantage de prudence. Ils avaient rappelé que le projet ne devait être initialement financé que par des fonds privés. Les charges découlant de l’exploitation future de la tour ne sont de plus pas complètement définies. Le chantier va pouvoir néanmoins reprendre.