14:07 TECHNIQUE

Le chêne débité dans le Jura a pris le chemin de Notre-Dame de Paris

Teaserbild-Quelle: Philippe Chopard

La scierie Corbat, de Vendlincourt (JU), réalise actuellement l’honneur que le chantier de la reconstruction de Notre-Dame de Paris lui fait. Les éléments de chêne alsacien qu’elle a débités l’an dernier ont pris le chemin de la capitale française pour servir à assembler la nouvelle flèche du monument.

Corbat 6

Crédit image: Philippe Chopard

Les poutres ont été soigneusement étiquetées pour intégrer plus facilement l'assemblage de la nouvelle flèche.

C’est l’heure du grand départ pour les éléments de chêne débités il y a près d’un an à la scierie Corbat, de Vendlincourt (JU). Les poutres entreposées ont pris le chemin de Paris pour servir à l’assemblage de nouvelle flèche de la cathédrale Notre-Dame. Leur séjour jurassien s0est donc terminé, au même titre que les poutres de 40 autres scieries françaises qui ont été retenues pour la reconstruction du monument.

L’entreprise Corbat avait reçu en septembre dernier 50 t de chêne alsacien sélectionné pour le chantier parisien. Avec pour mission de les débiter en une cinquantaine d’éléments de charpente, chacun d’une longueur de 6m70. Après entreposage et séchage, les Compagnons sont venus dans le Jura pour faire leur choix.

Deux jours de sciage
Les éléments partis du Jura vont donc servir à reconstituer la célèbre flèche de Viollet-Leduc qui s’est effondrée lors de l’incendie du 15 avril 2019. Les scieurs jurassiens ont été confrontés à un défi technique de taille, puisque les arbres qu’ils ont reçus risquaient de contenir des éléments métalliques indésirables, propres à endommager leurs installations. Fort heureusement, la chaîne de fabrication de ces éléments de poutraison a fonctionné sans anicroche, pendant les deux jours nécessaires à ce chantier.

Le choix du chêne pour reconstruire Notre-Dame à l’identique est délibéré. Il a ramené les emprises engagées aux techniques du Moyen-Age. La scierie Corbat a opéré à titre gracieux. Pour être recevables à Paris, les poutres devaient avoir un taux d’humidité maximal de 30%. La participation jurassienne à ces travaux honore la Suisse tout entière, et le canton en particulier. Même si le recours à du bois suisse était inenvisageable depuis Paris.


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