Les poissons de La Drize auront leur échelle dernier cri
La remise à ciel ouvert du cours d’eau genevois inspire les futurs artisans du paysage et de l’environnement. La Haute Ecole d’ingénierie et d’architecture a donc conçu un prototype de nouvelle passe piscicole pouvant fonctionner indépendamment des fluctuations de débit.
Crédit image: Hepia
Cette maquette reproduit différentes situations hydriques, allant de la pénurie estivale aux crues.
Cordon ombilical vert de la zone Praille-Acacias-Vernets, la rivière Drize inspire. Sa remise à ciel ouvert fournit aux étudiants de la Haute Ecole genevoise du paysage, d’ingénierie et d’architecture (Hepia) l’occasion de tester de nouveaux procédés pour sécuriser la circulation de sa faune piscicole. Une maquette de passe à poisson à l’échelle du tiers en témoigne au sein de son Laboratoire d’hydraulique et d’hydrologie appliquée.
Crédit image: Hepia
La numérisation permet d’enregistrer les différents scénarios et de protéger au maximum la faune piscicole.
L’Hepia cherchait en effet une solution pour que les poissons remontent la Drize depuis l’Arve. En assurant suffisamment d’eau dans les différents bassins installés le long du cours d’eau. Cela permet d’étudier à l’échelle réduite différentes situations allant de la pénurie estivale aux crues. La numérisation fournit les données nécessaires.
En circuit fermé
Tous
les tests ont été réalisés dans une piscine provisoire de 40 m³. Un large
tuyau coudé déverse l’eau en flux continu en suivant les bassins en enfilade. L’eau
est ensuite pompée pour revenir en amont et alimenter la passe à poissons
depuis le haut. La maquette fonctionne ainsi en circuit fermé.
Du béton et des cailloux
Le
travail de l’Hepia servira à gérer le dénivelé de 4 m existant entre l’Arve
et la Drize, une fois les travaux de revitalisation de ce dernier cours d’peau terminés.
Les poissons voulant aller frayer dans la Drize auront grand-besoin d’une passe
grandeur nature. Cette dernière doit fonctionner 300 jours par an au minimum.
Les 60 jours restants étant réservés aux périodes d’étiage ou d’inondations. Le
lit des bassins sera muni de cailloux pour servir de rempart aux trop forts courants.
La future passe sera construite en béton, mais habillée avec des pierres pour
une meilleure intégration paysagère.