07:12 ARCHITECTURE

Audemars-Piguet met l’architecture au service de la haute précision horlogère

Écrit par: Philippe Chopard
Teaserbild-Quelle: Audemars-Piguet, Iwan Baan

Avec l’ouverture de sa dernière manufacture au Locle (NE), l’horloger Audemars-Piguet marque une nouvelle étape dans la conception des bâtiments industriels. Désormais, l’architecture et le design vont à la rencontre des établis en les inondant de lumière. Le projet architectural est basé sur le confort des 180 employés de la marque.

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Crédit image: Audemars-Piguet, Iwan Baan

La nouvelle manufacture d’Audemars-Piguet au Locle a l’allure d’un vaisseau spatial. Les ateliers et les locaux administratifs sont répartis autour d’une place centrale éclairée par des puits de forme triangulaire.

L’ouverture d’une nouvelle manufacture est toujours un évènement. Surtout dans le terreau horloger des Montagnes neuchâteloises. Mais quand l’architecture et le design s’en mêlent, c’est une petite révolution qui se produit dans le domaine du bâti. Le nouveau bâtiment d’Audemars-Piguet, au Locle, consacre ainsi à la fois l’attachement à une production très haut de gamme et la vocation de cette maison fondée au Brassus (VD) de refuser la  fabrication en grande série. Cela autour d’une réflexion sur la lumière, qui a marqué l’histoire artisanale de ce coin de pays.

Pour Le Locle et sa voisine La Chaux-de-Fonds, le nouveau site d’Audemars-Piguet marque aussi une évolution notable du bâti horloger. Preuve que le cadre de l’inscription au patrimoine de l’UNESCO n’est pas figé dans la conservation des bâtiments abritant d’anciens comptoirs horlogers.

Plusieurs marques ont déjà entamé cette évolution architecturale en construisant avec du verre, du béton ou du métal, comme Cartier, immédiatement voisin d’Audemars-Piguet au Locle, ou Greubel Forsey, à l’ouest de La Chaux-de-Fonds. Ces nouveaux bâtiments se situent néanmoins hors du strict périmètre protégé.

L’antithèse de la boîte à chaussures
Le verre, le béton et l’acier dominent dans ce nouveau bâtiment d’Audemars-Piguet construit aussi hors de l’espace UNESCO sur un promontoire dominant la ville du Locle. « Vue du ciel, notre nouvelle manufacture présente un dessin quelque peu  désordonné », sourit Olivier Audemars, l’un des administrateurs de la marque. En fait, il semble quelque peu informe, n’obéissant à aucun standard architectural classique.  L’architecte a voulu délibérément s’éloigner de la boîte à chaussures d’un bâtiment industriel traditionnel.

« Nous lui avons plutôt donné l’aspect d’un vaisseau spatial, souligne François-Henry Bennahmias, le directeur général d’Audemars-Piguet. Comme celle du Nostromo, le vaisseau du film Alien ». Mais sans créature malfaisante…

Conçue en BIM, depuis la planification à la réalisation, par les architectes suisses de Kunik de Morsier, la nouvelle manufacture s’articule sur un seul niveau autour d’une piazza centrale, destinée à accueillir ses clients et à favoriser les échanges entre ses quelque 180 collaborateurs. Un vaste espace lumineux, éclairé par divers puits de lumières de forme triangulaire, et entièrement recouvert par des parois vitrées donnant sur les différents départements de l’entreprise horlogère. « L’agencement de ces triangles reprend le dessin des locaux disposés autour de cette place centrale », explique l’architecte Guillaume de Morsier.

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