Herzog & de Meuron ouvre son premier cristal au sommet du Titlis
Conçu par le célèbre bureau bâlois, l’agrandissement de la station supérieure des remontées mécaniques obwaldiennes se dote d’un nouveau joyau européen sous la forme d’une tour transformée. Une première étape est donc franchie dans la modernisation de la station d’arrivée.
Crédit image: Herzog & de Meuron
La tour transformée s’ouvre à son panorama grandiose.
Le bureau d'architectes bâlois Herzog & de Meuron a réussi la première étape de son pari de construire à plus de 3000m d’altitude. A l’arrivée du téléphérique du Titlis, au-dessus d’Engelberg (OW), une tour de plusieurs étages une plateforme panoramique et deux conteneurs de luxe entièrement vitrés. Une vraie audace architecturale et un défi technique hors- normes dans la construction en montagne débouchent sur un record européen.
Crédit image: Herzog & de Meuron
La future station d’arrivée reprendra les caractéristiques du paysage alpin.
Les remontées mécaniques doivent encore construire une nouvelle station supérieure au Titlis. Le bureau bâlois a imaginé un site sous la forme d’un cristal de roche qui s’intègre merveilleusement bien dans le paysage alpin. La première étape, aujourd’hui réalisée, donne une nouvelle vie à la tour à faisceaux hertziens perchée depuis 1980 au sommet de la montagne.
Un
transport hors-normes
La logistique de chantier très compliquée a obligé le maître d’ouvrage à revoir
le coût de son projet à la hausse. Environ 40'000 t de matériaux de démolition
doivent être apportés entre 2025 et 2029 dans la vallée et environ 70'000 t de
matériaux seront transportés à une altitude de 3000 m. Tous les transports se font
sans interruption de l'exploitation des remontées. La main-d'œuvre pèse dans
l’estimation des coûts.
Encore trois ans de travaux
Une
fois achevé, l’agrandissement de la station, avec un programme d'investissement
comprenant la rénovation du téléphérique Titlis Rotair et la construction du
va-et-vient de Titlis Connect, doit faire passer le chiffre d'affaires annuel
des remontées mécaniques à 100 millions de francs dans un premier temps, puis à
120 millions de francs dans les années suivantes. Les chantiers en cours
doivent être achevés en 2029.