Meyrin pose la première pierre de son futur collège secondaire
La commune genevoise se lance concrètement dans la construction d’un nouvel établissement de formation, pouvant accueillir 1400 élèves et de nombreuses filières. Le tout dans un écrin qui pratiquera l’autonomie énergétique et sera conçu comme un espace tout public.
Crédit image: GDAP Architectes
Les salles de cours et les laboratoires sont construits sur le site d'une ancienne gravière.
Le développement de Meyrin (GE) n’est pas que l’affaire de l’industrie. La commune vient de poser la première pierre d’un nouvel établissement de secondaire II. Le complexe de bâtiments scolaires répandra ainsi à un manque lancinant de locaux, face à une démographie galopante.
Culture
et sciences
Le projet est implanté sur le site d’une ancienne gravière. Il doit accueillir
une grande pépinière de formations et d’activités diverses. Entre salles de
cours, espaces pour des laboratoires et pour les disciplines artistiques, il
comprendra aussi un pôle d’enseignements pour les arts visuels, de la musique
et du théâtre. Les formations professionnelles y trouveront aussi leur place.
Haute
performance énergétique
Avec 32'000 m², le complexe sera imposant : 62 salles de cours, 16
pour les sciences et huit pour les disciplines artistiques. Un centre de documentation
de 850 m², une salle de gymnastique, un auditoire de 400 places et un réfectoire
de 300 couverts en complètent le contenu. Le bâtiment vise le standard THPE. Il
reposer sur une enveloppe thermique performante et comprendra une installation photovoltaïque
de 3843 m² en toiture pour assurer son autonomie énergétique. Il sera
aussi relié au réseau de chauffage à distance développé par les Services industriels
genevois et comprendra un système de récupération de chaleur sur le froid commercial.
La
nature y reprend ses droits
L’établissement conçu pour 1400 élèves dès 2029 est aussi pensé comme espace
public, avec la création d’une rue intérieure desservant tous ses bâtiments.
Différents publics pourront ainsi y cohabiter. Ses abords seront abondamment végétalisés,
avec essences indigènes, ainsi que des prairies arbustives ou fleuries. Il portera
le nom de Noëlla Rouget, résistante française déportée à Ravensbrück en 1944 et
décédée à Genève en 2020. L’investissement consenti s’élève à près de 200
millions de francs.