15:11 CHANTIER DU MOIS

Le Paquebot s’impose comme le navire amiral de Vernier

Auteurs: Jean-A Luque

Avec ses 1000 logements, 2500 places de travail, ses commerces, trois hôtels, des routes et des transports publics, le quartier de l’Etang à Vernier (GE) est une véritable petite ville en construction. Un défi urbanistique auquel la Ville de Vernier a dû répondre avec des équipements publics à la hauteur des besoins des futurs résidents. Un nouvel édifice, compact et multiusage, est en cours de réalisation: le Paquebot. Tout à la fois, école et centre de quartier, crèche et centre sportif, ce navire amiral du quartier se veut déjà le cœur battant de ce faubourg genevois incontournable.



Aux portes de Genève, à quelques encablures de l’aéroport, le quartier de l’Etang ressemble à une immense ruche. Sur onze hectares d’ancienne friche industrielle, un millier d’ouvriers s’activent. 19 grues et leurs balanciers valsent dans l’espace; on ne compte plus les va-et-vient de camions et camionnettes. Des centaines de murs d’échafaudages se font face. Plus d’une vingtaine d’immeubles répartis sur sept îlots sont sortis de terre. Un seul et unique immeuble du quartier de l’Etang n’a pas de vocation pécuniaire: le Paquebot.

Investissement record
Plus râblé, plus compact que tous ses vis-à-vis, cet édifice n’est pas à l’instar de ses voisins une surface immobilière de plus, dévolue au logement, à des bureaux, des commerces ou des hôtels. Non. Le Paquebot, dont le maître d’ouvrage est la Ville de Vernier, sera le point de ralliement des futurs habitants du quartier: crèche, groupe scolaire et centre sportif, espace socioculturel et centre de quartier. Un projet ambitieux avec des équipements publics modernes qui coûtera plus de 50 millions de francs à la commune. Son plus gros investissement de tous les temps et… pour longtemps encore.

Le résultat semble prometteur. L’immeuble avec ses deux sous-sols et son R+3 a une emprise imposante sur la parcelle de quelque 5000 m2 qu’il occupe quasi entièrement. Mais ce qui le distingue et a valu au bureau madrilène de PEZ Arquitectos SLP de remporter le concours d’architecte, c’est la rue intérieure qui le traverse de part en part. Cette colonne vertébrale horizontale et verticale, grâce à une cage d’escalier vitrée et de grands éléments en béton, donne accès aux diverses entités qui composent le bâtiment à tous les niveaux.

Atrium de lumière
De part et d’autre de cette rue centrale qui se veut fédératrice, le sous-sol abrite, d’un côté la salle de gym double et, de l’autre, le centre d’arts martiaux, ainsi que les vestiaires. Juste au-dessus, sur deux étages, le complexe scolaire s’installe autour d’un atrium, cour de rencontre et de récréation éclairée par deux puits de lumière. Tout autour, réparties sur les quatre façades, on trouve les espaces du parascolaire ainsi que les 16 salles de classe avec de grands espaces vitrés.


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