Le drame de Mattmark remet la sécurité sur les chantiers au goût du jour
La construction de ce barrage au fond de la vallée de Saas (VS) et ses morts n’en finissent plus de hanter les esprits. 60 ans après, les syndicats en profitent pour évoquer les dangers encourus sur les chantiers, notamment en cas de forte température extérieure.

Crédit image: Jamcib, CC_BY-SA_3.0
La construction de ce barrage a connu la pire tragédie humaine des Alpes.
30 août 1965, au fond de la vallée de Saas. La Suisse y a vécu la pire catastrophe du XXe siècle avec l’effondrement du glacier de l’Allalin sur le chantier du barrage de Mattmark. Et, 60 ans plus tard, ce drame résonne encore. Non seulement parce que l’éboulement de Blatten le rappelle, mais aussi parce qu’il éveille la vigilance en atière de sécurité au travail dans la construction.
Un
accident évitable
Le réchauffement climatique et ses évènements naturels extrêmes de ces derniers
mois en Valais le rappellent aussi. La tragédie de Mattmark a été meurtrière,
avec 88 personnes ensevelies. L’accident de 1965 aurait pu être évité. Les baraquements
de chantier, les cantines et les ateliers œuvrant à la construction du barrage
avaient été implantés dans un secteur très exposé aux éboulements.
Un
plafond de 33 degrés
L’heure est donc au souvenir et au questionnement. Outre les commémorations prévues
à Naters et Mattmark, le syndicat Unia en profite pour rappeler que la
construction est l’un des secteurs d’activité les plus dangereux de Suisse. Il
en profite pour plaider sur l’arrêt des chantiers lorsque la température
ambiante atteint 33 degrés. La pression des délais, toujours présente, doit
aussi selon le syndicat rappelé la pire tragédie qu’ont connu les Alpes.